M’dina Bus quitte Casablanca en laissant plus de 100 millions de dirhams de dettes

Plusieurs fournisseurs de l’ancien délégataire des transports en commun par bus de Casablanca ne savent pas à qui s’adresser pour réclamer leurs montants dus. Pas moins de 60 entreprises sont concernées. Le départ de M’dina Bus laisse en effet une addition particulièrement salée…




Le départ de M’dina Bus fait beaucoup de mécontents à Casablanca, estime L’Economiste dans sa livraison de ce mercredi 27 novembre 2019. Le quotidien rapporte ainsi que l’ancien délégataire du service de transports en commun par bus non seulement abandonne des bus en mauvais état, mais laisse aussi des usagers en colère, et jette des fournisseurs sur la paille.

« Qui va payer l’ardoise salée de M’dina bus? », s’interroge d’ailleurs le quotidien, d’autant que plusieurs dizaines d’entreprises et de fournisseurs (tous secteurs confondus) seraient lésés par la débâcle que traverse l’ancien délégataire.

«Du jour au lendemain, l’on se retrouve sans interlocuteur, abandonnés à notre sort», déplore Mohamed El Housni, président du groupement interprofessionnel de l’automobile au Maroc (GIPAM). Selon ce dernier, huit entreprises membres de ce groupement ont des créances en souffrance, estimées à plus de 25 millions de DH.

Au total, on apprend qu’une quarantaine d’entreprises seraient concernées et ce, uniquement en ce qui concerne l’activité de fourniture de pièces de rechange, sans compter les professionnels d’autres secteurs auquels faisait appel l’ancien délégataire, comme les distributeurs de carburant, les assureurs, etc.




En tout, pas moins d’une soixantaine d’entreprises auraient de sommes conséquentes à recouvrer auprès de M’dina Bus. Les plus vulnérables parmi celles-ci pourraient même se retrouver contraintes à faire faillite!

Selon une source citée par le journal, le montant global des créances en souffrance est estimé à plus de 60 millions de DH dans le secteur de la fourniture de pièces de rechange, 20 millions de DH en ce qui concerne le secteur de la distribution de carburant et autant pour les assurances.

Pis encore: les concernés ne savent même pas à qui s’adresser pour réclamer leur dû, étant donné que M’dina Bus n’est en plus charge du transport public par bus à Casablanca.

L’Economiste ajoute que Alsa Al Baida, le nouveau délégataire, aurait même déjà demandé aux fournisseurs de continuer à « se sacrifier » afin d’approvisionner en pièces de rechange le parc délabré des bus casablancais encore exploités, en attendant la réception des nouveaux bus prévus.




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