Près de 90.000 postes à pourvoir au Maroc

Les résultats de l’enquête de veille prospective de l’Anapec sur l’évolution de l’emploi à court terme au Maroc révèlent que le besoin prévisionnel national en recrutement s’élève à 89.391 à la fin de l’année 2019, dont 63% sont concentrés sur l’axe Casablanca-Rabat-Tanger.




Recrutement, profils des recrues, salaires, pouvoir d’achat, CNSS, respect de la législation du travail… Autant d’indicateurs qui ont été passés au peigne fin par la tutelle, dans son dernier rapport sur « le marché du travail en 2018 », rapporte Aujourd’hui le Maroc.

Ce document élaboré par la Direction de l’Observatoire National du marché du travail fait un cadrage statistique rétrospectif des différentes dimensions du marché du travail. Mieux, il présente la situation tout en décryptant les tendances d’évolution de l’offre et de la demande du travail, indique la même source.

La population en âge de travailler a atteint le nombre de 25.950.000 personnes. Parmi elles, 11.979.000 sont des actifs et 13.970.000 des inactifs. De son côté, le taux de chômage a atteint 9,8% (soit 1.168.000 personnes) et présente des disparités importantes selon le milieu de résidence, l’âge et le diplôme.




Il reste plus élevé parmi les actifs urbains (14,2%), les jeunes âgés de 15 à 24 ans (26,0%) et les diplômés (17,1%). Parallèlement, 300.000 diplômés des universités (publiques et privées), des établissements de la formation des cadres et de la formation professionnelle, font leur entrée annuellement dans le marché du travail.

En 2017, ils étaient 307.800, dont 186.333 lauréats de la formation professionnelle contre 112.000 emplois en 2018. Le volume de l’emploi est constitué à 48,8% du salariat, 30,3% des indépendants, 16% des aides familiales et 2,4% des employeurs. Les résultats de l’enquête révèlent que le besoin prévisionnel national en recrutement s’élève à 89.391 à la fin de l’année 2019, dont 63% sont concentrés sur l’axe Casablanca-Rabat-Tanger.




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