Mohamed Dkhissi : «le Maroc est un acteur majeur dans la lutte contre la criminalité transfrontalière»

La communauté internationale s’efforce de mettre en place des mécanismes de coopération à même de répondre de manière adéquate aux défis contemporains, indique Mohamed Dkhissi, directeur d’Interpol au Maroc, dans une déclaration à Barlamane.com.




Le patron de la police judiciaire et directeur d’Interpol au Maroc, Mohamed Dkhissi, a déclaré que la tenue à Marrakech des travaux de la 4ème réunion des chefs de police du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA) confirme la place du Maroc comme un pays «stable», affirmant que les nouvelles menaces à la sécurité internationale «requièrent une approche coopérative au niveau international afin de lutter contre la criminalité et le terrorisme.»

M. Dkhissi a souligné au micro de Barlamane.com que cette assemblée a fixé comme priorités la coopération bilatérale arabo-arabe dans le domaine de l’échange de renseignements sur les combattants étrangers, la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme. Cette coopération concerne aussi une large concertation sur les grands défis que le monde connaît comme les organisations criminelles et la criminalité transnationale organisée.




M. Dkhissia a, par ailleurs, ajouté que les discussions entre les bureaux d’Interpol et les 17 participants à cette réunion d’envergure ont abordé la question de la cybercriminalité et la criminalité liée aux nouvelles technologies, soulignant que les réseaux terroristes ne se servent plus de lieux de culte musulman pour se faire connaître et recruter de nouveaux adhérents. M. Dkhissi indique qu’Internet et les réseaux sociaux apparaissent aujourd’hui comme le principal vecteur de radicalisation et d’instruments de propagande privilégiés des organisations terroristes.

Concernant l’importance de la création d’un bureau d’Interpol au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, M. Dkhissi a déclaré que l’idée de créer une antenne dans la région n’était pas nouvelle, soulignant que cette idée avait été examinée par les membres d’Interpol il y a deux ans, alors que l’Arabie saoudite, l’Algérie et les Émirats arabes unis avaient proposé d’en accueillir le siège régional. Le choix s’est finalement porté la capitale saoudienne Riyad pour héberger l’agence.




Le directeur de la police judiciaire au Maroc a énoncé que le bureau qui sera établi à Riyad bénéficiera de l’expérience du Maroc en tant que pays leader dans le domaine de la sécurité compte tenu de l’expertise des sécuritaires marocains. Il a souligné que l’ouverture du bureau de Riyad « permettrait aux experts marocains de former leurs homologues des pays arabes en matière de lutte contre le crime organisée, l’extrémisme, le terrorisme, les crimes informatiques et les crimes économiques et financiers ».

M.Dkhissi a également souligné que la coopération entre les responsables des bureaux arabes d’Interpol était une coopération visant à l’intégration d’un objectif dans une logique « gagnant-gagnant », ajoutant que la réunion avait débouché sur un certain nombre de recommandations.

Le Maroc remplit ses obligations et entretient avec Interpol et tous les acteurs de la sécurité à tous les niveaux des relations fondées sur les normes du droit international et des liens étendus aux niveaux diplomatique et politique, conclut M. Dkhissi.




>> A lire aussi: