Lutte contre le blanchiment d’argent: le Royaume du Maroc renforce son arsenal

Un nouveau dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme est en gestation.




Le gouvernement a récemment finalisé un nouveau cadre pour la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, rapporte Les Inspirations Eco dans sa publication du jour. Le quotidien précise ainsi que la nouvelle législation (le projet de loi sera discuté lors du prochain conseil de gouvernement) viendra combler les lacunes identifiées dans le rapport d’évaluation mutuelle, afin d’harmoniser l’arsenal juridique national avec les quarante recommandations et standards du groupe international d’action financière (GAFI).

Il faut rappeler que l’arsenal national de lutte contre ce fléau a connu une évolution significative entre la première phase d’évaluation en 2007 (le Maroc ne disposait ni de loi contre le blanchiment d’argent ni d’une unité de traitement du renseignement financier) et la 2ème phase en septembre 2017, marquée par la discussion du rapport sur l’évaluation mutuelle du Maroc et son adoption lors de l’assemblée générale tenue en avril 2019.




Une chose est certaine: le dispositif marocain a connu une progression importante entre les deux phases. Selon Les Inspirations Eco, la nouvelle loi marque l’aboutissement d’un processus d’adaptation de plusieurs stratégies qui s’imbriquent avec le dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent.

Le journal rappelle aussi que le Maroc, dans le but de faire face aux nouveaux défis et enjeux liés à la lutte contre la criminalité organisée, a adopté des stratégies nationales et sectorielles durant ces dernières décennies, stratégies portant aussi bien sur le volet préventif que répressif.

«Ces stratégies ont constitué des sources d’informations très importantes pour l’évaluation nationale des risques. De même, les résultats de cette évaluation seront pris en compte dans la mise en œuvre de ces différentes stratégies et de l’élaboration de la stratégie globale», fait remarquer l’unité de traitement du renseignement financier (UTRF).




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