Les Conseillers s’opposent à l’augmentation de la taxe sur l’alcool

Lors de l’examen du PLF 2020 à la deuxième Chambre du parlement, les Conseillers ont exprimé leur désaccord par rapport à l’augmentation de la taxe sur les boissons alcoolisées. Cette décision, selon eux, aurait des répercussions négatives.




C’est l’une des mesures phares du PLF 2020: la taxe sur les boissons alcoolisées ne fait pas l’unanimité.

Malgré son adoption par les parlementaires à la Chambre des représentants, cette mesure n’est pas au goût des Conseillers qui l’ont fait savoir au ministre de l’Economie et des finances.

« Un nombre important de Marocains sont consommateurs d’alcool. Si la taxe sur les boissons alcoolisées est augmentée, cela encouragerait le commerce illégal », a soutenu Touria Lahrach, conseillère au groupe de la Confédération démocratique du travail (CDT), lors du débat public sur le projet de loi de finances.

La conseillère a invité Mohamed Benchaâboun, ministre de l’Economie, des finances et de la réforme administrative, à « repenser » la question de l’augmentation de la taxe sur l’alcool.

Le ministre a répondu que « le Projet de loi de finances pour l’année à venir ne prévoit pas d’augmentation sur les boissons alcoolisées ».




Lors de la même séance, le conseiller Azzedine Zekri, du groupe de l’Union marocaine du travail (UMT), a déclaré que l’augmentation de la taxe sur les boissons alcoolisées affecterait le tourisme.

Le conseiller a estimé que l’augmentation due au fait que l’alcool est davantage consommé par les touristes « est une justification irréaliste ». « Si nous prenons en compte la quantité d’alcool consommée au Maroc, nous mentirions en affirmant que seuls les touristes en consomment », a-t-il lancé.

Le gouvernement prévoit de percevoir 718 millions de dirhams au titre des recettes fiscales sur l’alcool, après avoir encaissé, au cours de l’année en cours, 678 millions de dirhams. Il s’attend également à engranger près de 878 millions de dirhams sur les redevances applicables à la consommation de bière.

Rappelons que le PLF est toujours à l’étude à la commission des Finances de la Chambre des conseillers et sera voté en plénière au début de la semaine prochaine.




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