Val-de-Marne : le combat des parents de Fares continue, un an après sa mort

Un an après la mort de leur fils des suites d’une appendicite au Centre hospitalier intercommunal de Créteil (CHIC), les parents de Fares organisent une marche, ce dimanche 24 novembre. Ils se battent pour « empêcher un nouveau drame ».




Fouad, 47 ans, et Jamila Djelal, 45 ans n’ont pas réussi à faire le deuil de leur fils décédé le 23 novembre 2018. Ce dimanche, le couple marchera avec sa fille aînée en tête d’un cortège en mémoire de Fares, du collège Condorcet à Maisons-Alfort où il était scolarisé, jusqu’au CHIC, pour y déposer des fleurs, rapporte. « On n’est pas contre les médecins, mais contre les chauffards de la médecine, martèle Fouad Djelal ». Pour lui, ça ne doit plus jamais se reproduire.

La famille Djelal bascule dans la douleur le vendredi 23 novembre 2018 où Fares avait été admis aux urgences du CHIC, sur les conseils de son médecin parce qu’il se plaignait de maux de ventre. Placé en observation, l’adolescent n’avait eu aucun examen jusqu’à ce qu’il perde la vie. « Dès le début, j’ai dit au Dr Amhis que c’était une appendicite. J’aurais dû partir », raconte Jamila, dépitée.




« Pendant 20 heures, Fares n’a eu aucun examen, se remémore précisément sa mère. J’avais beau alerter le personnel. Il convulsait. Une infirmière m’a parlé de crise d’angoisse. » Le petit patient ne verra de chirurgien qu’au bout de « 16 heures », selon sa mère, qui lui annoncera : « Je vais l’opérer en urgence. Sauf qu’on ne l’a jamais revu. » Et Fares succombera. « Dès le début, j’ai dit au Dr Amhis que c’était une appendicite. J’aurais dû partir », culpabilise-t-elle.

La famille Djelal avait porté plainte contre X le 26 novembre 2018. Dans le viseur, le chef de service de chirurgie pédiatrique, le docteur Jamil Amhis. Dès lors, elle espère « des sanctions pour empêcher un nouveau drame ». Mercredi 20 novembre, la direction du CHIC a suspendu, à titre conservatoire, le Dr Amhis qui ne peut plus ni exercer, ni être présent à l’hôpital.

« Ce n’est pas une sanction mais une mesure pour retrouver de la sérénité, le temps de l’instruction, en concertation avec l’ARS et le conseil national de gestion des praticiens », précise le directeur du CHIC, qui souhaite « tout faire pour contribuer à la manifestation de la vérité ».

« Une première victoire » qui renforce le couple dans son combat : « On le doit à notre fils. »




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