Vers une nouvelle crise diplomatique entre le Maroc et les Pays-Bas

Quelques mois après le raffermissement relatif des relations diplomatiques entre le Maroc et les Pays-Bas, une nouvelle crise diplomatique entre les deux royaumes est sur le point de s’éclater. Le Maroc a refusé de recevoir la secrétaire d’Etat à la Justice et à la Sécurité, Ankie Broekers-Knol.




Les crises diplomatiques entre le Maroc et les Pays-Bas se suivent, mais ne se ressemblent pas.

Près d’un an après la rencontre qualifiée à l’époque de «houleuse» des chefs de diplomatie des deux pays à New York, en marge de l’assemblée générale de l’ONU (2018), les relations diplomatiques maroco-néerlandaises revinrent dans le cercle de tension qui s’était creusé depuis le début du Hirak du Rif.

La secrétaire d’Etat à la Justice et à la Sécurité, Ankie Broekers-Knol, a affirmé, dans une déclaration devant le parlement néerlandais qui a été relayée par les médias, «qu’elle était heureuse de partir au Maroc pour discuter avec son homologue marocain des demandes d’asiles présentées par des Marocains aux Pays-Bas sauf qu’elle a été informé d’une manière diplomatique que le ministre marocain ne veut pas de cette rencontre».




Broekers a expliqué aux parlementaires néerlandais qu’un certain nombre de Marocains aux Pays-Bas ont déposé des demandes d’asiles et bien qu’ils ont épuisé toutes les étapes de la demande d’asile, leurs demandes avaient toutes été rejetées.

Le refus du Maroc d’accueillir la responsable néerlandaise a suscité la colère des parlementaires de son pays.

Certains d’entre eux ont estimé que la réponse du Maroc constitue un affront diplomatique appelant la ministre à prendre des mesures contre les pays qui ne répondent pas aux demandes d’expulsion de citoyens dont l’asile a été rejeté aux Pays-Bas.

Il y a lieu de rappeler que les relations entre le Maroc et les Pays-Bas connaissent une suite de crises ces dernières années en particulier à cause de la présentation d’un rapport du ministre néerlandais des Affaires étrangères, Steve Block, sur les évènements du Rif devant le Parlement de son pays.




Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, avait remis une lettre de réponse relative au rapport de Steve Block adressé au parlement néerlandais.

Il avait signifié lors d’une réunion avec Steve Block le rejet catégorique des interférences des Pays-Bas au sujet des événements dans le Rif ou n’importe quelle autre question nationale.

Bourita avait déclaré que Block était convaincu que «le Maroc n’accepte de leçons de personne», tandis que le ministre néerlandais des Affaires étrangères s’est accroché aux critiques de son pays concernant le traitement réservé par le Maroc aux détenus du Rif.

C’est pourquoi les observateurs se laissent croire que la coupe est de nouveau pleine et que nous ne sommes pas loin d’une nouvelle crise diplomatique entre les deux royaumes.




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