(Vidéo) Molenbeek : il insulte les 2 policiers qui le contrôlent de « traîtres à la communauté”

Trois policiers de la zone de Bruxelles Ouest, dont deux d’origine maghrébine, ont été la cible d’insultes en arabe, proférées par un automobiliste qui les a traités de traîtres à la communauté.




Habitués à être les souffre-douleurs des passagers et des automobilistes, les agents de police de Molenbeek, sollicités pour assurer la sécurité de la célébration de la 26e édition du « Jogging foyer », ont été confrontés à un individu tout particulier à bord d’un véhicule de marque « Audi », qu’ils ont verbalisé pour utilisation du téléphone portable au volant.

Il n’en fallait pas plus pour que celui-ci les couvre de propos grossiers, plus précisément, les deux agents d’origine maghrébine. L’automobiliste est allé plus loin en proférant des injures qui visaient leur mère.

Pendant ce temps, la scène rapportée par le journal belge, La dernière heure, a été filmée par Abdel, un citoyen marocain, choqué également par le comportement et par les propos de l’automobiliste.

Pour l’homme qui n’a enregistré qu’une partie de la scène, pendant 29 secondes, tout est parti de la contravention adressée à l’automobiliste qui, comme au pays, s’attendait à bénéficier de la largesse de ses « frères » de communauté.




Il s’est alors emporté en reprochant en outre aux policiers d’être jaloux de sa voiture qu’ils ne pourraient jamais se payer.

Les forces de l’ordre ont fait preuve de professionnalisme, en dépit du flots d’insultes et des menaces qui déferlaient : « Les flics, tous les mêmes, tous des salauds, trous du c… Venez avec moi pour un face-à-face, vous allez voir ce que je vais vous faire … ».

Ils ont gardé le calme préférant le verbaliser à nouveau pour « outrage à agent, rébellion et discrimination en fonction de la communauté ».

Dans ses insultes, l’automobiliste est allé jusqu’à s’en prendre à la profession de la mère d’un policier, ainsi qu’aux fondements les plus intimes de celle-ci, en lançant : « An Werrik chnou dine dyemmak ». Cela est probablement la pire des insultes.

Outré par le comportement de l’automobiliste, Abdel a reconnu que celui-ci ne pouvait jamais prendre ce risque au royaume : « Au Maroc, il n’aurait jamais osé dire le quart du tiers avant d’être traîné, plaqué au sol et menotté dans le dos », rapporte le même média.









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