Maroc : où en sont les premières banques participatives ?

Les encours des financements des banques Islamiques affichent une progression à fin juillet par rapport au mois précédent, avec un montant de 7,21 milliards de dirhams contre 6,83 milliards.




Les performances de la finance Islamique ont affiché une progression de 57,2 % sur une année, et de 5,6 % mensuellement. Selon les dernières statistiques monétaires de Bank Al-Maghrib (BAM), cela s’explique par le fait que l’activité des banques participatives a enregistré une hausse générale des performances pour ladite période.

De façon détaillée, les financements participatifs à l’immobilier (produit mourabaha) tournent autour de 6,42 milliards de dirhams à fin juillet dernier, contre 6,15 milliards de dirhams par rapport au mois précédent, soit une progression de 4,4 %, indique la même source.

Quant aux financements à la consommation (mourabaha auto) et ceux à l’équipement, ils se sont établis à 498 et 273 millions de dirhams durant la même période, contre 470 et 205 millions de dirhams à fin juin 2019, soit des hausses respectives de 5,8 % et de 33,4 %, précise la même source.

Ces performances positives ne sont pas pour autant synonymes d’une croissance certaine du secteur de la finance Islamique au Maroc. En témoigne la dernière note du cabinet américain de notations, Fitch ratings. Selon lui, les banques participatives peinent toujours à attirer des clients par rapport aux banques conventionnelles.

Cette situation est due au manque d’informations vis-à-vis des produits qu’elles proposent, au manque du personnel et à une certaine absence d’intérêt. Pour beaucoup les banques Islamiques ne diffèrent point, dans leurs fonds, des banques d’usure.




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