Drame d’Imlil: la famille de Louisa réclame des dédommagements de l’Etat

Condamnés en première instance à de lourdes peines dont trois condamnations à mort contre les auteurs de ce crime qualifié de « terroriste », les 24 criminels mis en cause dans l’affaire de meurtre de deux touristes scandinaves étaient encore devant le Tribunal antiterroriste de Salé, le mercredi 28 août 2019. Le procès en appel de ces terroristes a été reporté aussitôt après avoir été ouvert.




Poursuivis par le Parquet pour « constitution de bande criminelle en vue de commettre des actes terroristes », le report de ce procès en appel a été demandé par les avocats afin de préparer leurs plaidoiries. Il faut noter qu’au début de l’audience, la Cour s’est assurée de l’identité des 24 accusés ainsi que de la présence des avocats.

Parmi le public se trouvaient deux représentants de l’Ambassade de Norvège à Rabat. Le procès s’est s’ouvert le mercredi 28 août à 11 heures devant le Tribunal antiterroriste de Salé.

L’avocat  des parents de la victime danoise, Louisa Vesterager Jespersen, Khalid Fettaoui, a demandé à la justice de dédommager celles-ci, regrettant l’absence au Maroc d’un fonds dédié au dédommagement des victimes dans ces cas de figure. « Il faut légiférer et adopter une loi portant sur la création de ce fonds », a plaidé Khalid El Fataoui.

Me Khalid El Fataoui fait valoir l’article 21 de la Constitution, qui dispose : «Toute personne a droit à la sécurité de sa personne et de ses proches, et à la protection de ses biens. Les pouvoirs publics assurent la sécurité des populations du territoire national…».

Selon lui, « L’Etat n’était pas fautif dans le meurtre, mais ce que nous invoquons c’est sa responsabilité morale ».

La partie civile souhaite que l’Etat marocain assure le paiement du dédommagements au profit des proches de la victime, ou du moins « garantir ce paiement ». Les accusés « sont insolvables et ne seront pas en mesure de payer d’éventuelles réparation », a indiqué Me Khalid El Fataoui.




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