Trois étudiants en prison pour avoir insulté Abdelilah Benkirane

Trois étudiants ont été placés en détention à la prison de Salé, El arjat, suite à la plainte déposée par l’ancien Chef du Gouvernement, Abdelilah Benkirane. Ils sont poursuivis pour diffamation et injure.




Après les avoir placés en garde à vue, le Parquet général a décidé de déférer les 3 étudiants devant la justice, le jeudi 22 août 2019. L’affaire s’est produite juste avant l’Aïd el-Adha.

Dans une interview accordé à Hespress, l’un des étudiants, a expliqué que son camarade, Said, étudiant à l’institut supérieur d’Art dramatique et d’animation culturelle, « connaissait Abdelillah Benkirane depuis longtemps. Il lui avait même donné en personne des documents qui indiquent qu’il vient de l’orphelinat de Lalla Meryem, l’implorant de l’aider à avoir une bourse pour poursuivre ses études à l’étranger ». 

Selon la même source, le jeune homme avait contacté l’ancien Chef de l’Exécutif pour lui demander une aide financière afin de se rendre dans sa ville natale pour fêter Aid Al Adha (1440) auprès de sa famille. L’ex-chef du PJD a accepté de « l’aider », lui demandant de se rendre chez lui. Une fois sur place, le jeune homme a reçu des mains d’un employé de Abdelillah Benkirane la somme de 200 dirhams, en guise d’aide financière.

Le deuxième étudiant avait voulu en faire de même, demandant, cette fois-ci, à Benkirane de lui restituer un dossier judiciaire qu’il lui avait remis auparavant. Mais, l’ancien Secrétaire général du PJD lui avait raccroché au nez.

L’étudiant, qui n’avait pas apprécié la réaction de l’ancien Premier ministre, avait fini par rédiger un SMS insultant, poussant Benkirane à porter plainte pour diffamation.

En ce qui concerne le troisième étudiant, Mohamed, détenu également à la prison d’El Arjate, pour avoir cherché sur Internet et donné le numéro de l’ex-numéro 1 du PJD à ses deux camarades.

La mère adoptive de Said a indiqué à Hespress FR, « qu’elle n’en pouvait plus des frais de scolarité de son fils », se demandant « comment se fait-il qu’il n’ait jamais eu de bourse pendant toutes ses années d’études », allant jusqu’à traiter Abdelillah Benkirane de « Haguar » (oppresseur), puisqu’il ne répondait pas aux « nombreux » appelles de son fils.

« Said est un jeune marocain, fils du peuple et du roi, qui ne demande que son droit à avoir une bourse », a déclaré la mère adoptive du jeune homme, qui demande qu’on libère son fils, et qu’on lui accorde une bourse pour poursuivre ses études.




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