Nasser Zefzafi, Mortada Iamrachen, accusation de torture… La DGAPR réagit

La Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a exprimé son étonnement face au recours par les familles de certains détenus dans le cadre des événements d’Al-Hoceima et d’autres parties à des méthodes malveillantes et aux réactions négatives quant aux procédures judiciaires adoptées par cette Délégation, dans le cadre de ses prérogatives, dénonçant la tentative de certaines parties de véhiculer des allégations dans le but de dissimuler la violation des règles et d’attirer l’attention de l’opinion publique.




Dans une mise au point parvenue vendredi à la MAP, en réponse à des informations diffusées sur certains sites électroniques et les réseaux sociaux, au sujet des allégations de membres des familles de certains détenus dans le cadre des événements d’Al-Hoceima, la DGAPR souligne que « le comportement de certains détenus dans la prison locale de Ras El Maa à Fès, permettant à trois autres codétenus dans le cadre de la même affaire de bénéficier de bons d’achat à l’épicerie, est contraire à la réglementation en vigueur en matière de gestion des économats et cantines à l’intérieur des établissements pénitentiaires », expliquant que « ces bons sont mis à la disposition uniquement du détenu concerné, lequel n’a nullement le droit de les donner à d’autres prisonniers ».

« Contrairement aux allégations véhiculées par le père du détenu (N.Z) sur les réseaux sociaux, la délégation générale affirme qu’elle veille à mener à bien ses missions d’inspection, chaque fois qu’elle découvre des actes illicites, et ce dans le cadre des attributions qui lui sont confiées par la loi », précise la même source.

La délégation générale a qualifié d’infondées les allégations de « mauvais traitements et de torture « colportées à travers les réseaux sociaux, par le frère du prisonnier (M.I) , détenu dans la prison locale Salé 2 dans le cadre des événements d’Al Hoceima, notant que la délégation générale veille constamment à ce que ses fonctionnaires traitent convenablement les prisonniers et leur permettent de jouir de tous leurs droits conformément à la loi, et ne ménage aucun effort pour prendre les mesures disciplinaires nécessaires à l’encontre de tout fonctionnaire soupçonné d’avoir enfreint ces directives.

En ce qui concerne les informations faisant état de demandes de certaines parties en vue de lancer une campagne de solidarité afin de permettre au détenu (A.Y) incarcéré dans la prison locale de Tanger d’assister au funérailles de son père, la DGAPR tient a préciser que ce prisonnier avait demandé un permis de sortie pour assister à ces obsèques avant de revenir sur sa décision au dernier moment, après avoir eu une communication téléphonique avec sa famille.

La délégation relève que la permission de sortie pour assister à l’inhumation des proches des prisonniers est une procédure administrative normale accordée à tous les prisonniers, sans exception, comme le stipule la loi en vigueur dans les établissements pénitentiaires.

Tout en exprimant son étonnement quant au recours par certaines familles de détenus et certaines parties, dans cette conjoncture, à de telles méthodes malveillantes et en adoptant des réactions négatives à l’égard des procédures judiciaires suivies par cette délégation dans le cadre de ses prérogatives, la DGAPR dénonce la tentative de ces parties de faire véhiculer des allégations mensongères et de recourir à des médias et des réseaux sociaux pour occulter la violation des règlements et attirer l’attention de l’opinion publique.

Elle affirme, par ailleurs, qu’elle fera face avec fermeté à tous ceux qui tentent d’entraver le fonctionnement normal des établissements pénitentiaires dans le but de servir leur propre agenda.




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