(Vidéo) Incendie dans la forêt de Tafersit: l’AMDH tient le gouverneur pour « responsable »

Vendredi dernier un énorme incendie a ravagé la forêt de la montagne Tafersit, près de la commune Iferni dans le Rif (Province de Driouch). Visibles depuis la mi-journée sur de longues distances, les flammes n’ont pu être maîtrisées, ravageant ainsi des parties importantes de pins. En effet, les pompiers et la protection civile ont dû faire appel à des hélicoptères et canadairs en renfort.








La section Nador de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) s’est déplacée sur les lieux pour prendre conscience de l’ampleur de la catastrophe. Ces derniers ont indiqué dans le rapport que cet incendie fut « un véritable désastre », « le plus grand incendie à l’échelle nationale ces dernières années ».

La section Nador de l’AMDH estime la surface incendiée à 1166 hectares de terres boisées. Le feu, qui a duré trois jours sur les hauteurs de la forêt de Tafrist et Ouafarni (du vendredi 9 août vers 6 heures du matin et a duré trois jours jusqu’au dimanche 11 août) a touché des essences de chênes, de genévriers et de pin d’Alep, en plus de centaines d’oliviers appartenant aux habitants de la région.

L’association estime que les autorités se sont « tardivement » rendues sur les lieux de l’incendie. Selon la version relatée, « la première présence était effective aux alentours de 16 heures vendredi (un commandant et des membres des Forces auxiliaires), 10 heures après le déclenchement, avec des capacités humaines et logistiques très simples, sans commune mesure avec l’ampleur de la catastrophe, ce qui a conduit à une expansion ».

En fournissant dans son document plusieurs données qui se veulent « aussi précises » sur cette catastrophe nationale « qui constitue un délit environnemental contre le Rif, ses habitants et ses ressources naturelles », l’AMDH porte l’entière responsabilité au gouverneur de la province de Driouch, au Haut-Commissaire des Eaux et forêts et aux services de Protection civile « pour leurs apparents défauts face à l’incendie et leurs intérêts personnels ».

Les auteurs du compte rendu demandent également aux autorités d’ouvrir une enquête « rapide, impartiale et transparente sur la manière dont a été traitée cette catastrophe », de « punir les responsables de la perte de ces forêts » et d’« indemniser la population pour tous les dommages et pertes subis ».




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