L’Espagnol Endesa quitte le Maroc

Alors que le Maroc était considéré, au départ, comme une expansion naturelle pour le leader espagnol, Endesa fait plutôt marche arrière. En effet, celui-ci renonce à ses ambitions dans le Royaume.




Les énergies renouvelables au Maroc, Endesa s’en désengage. Selon Challenge, le groupe espagnol vient de faire une croix sur son projet de se lancer dans les Energies renouvelables (ENR) au Maroc. Et, pourtant, quatre ans plus tôt, le Groupe avait planté son étendard, à travers « Endesa generacion Morocco ». Mieux, une campagne de recrutement de plusieurs experts locaux de la filière des énergies vertes avait même été menée, en 2017, à cet effet ! Pourquoi donc un tel revirement alors que le marché marocain semble être une expansion naturelle pour le Groupe Endesa ?

La même source rapporte que la réponse à ce changement soudain de cap se justifie par les limites du cadre réglementaire actuel qui régit la production privée de l’électricité à base d’ENR, en dehors des projets concédés par l’Office national de l’Energie électrique (ONEE), en mode « Build own and Transfer » (BOT). A cela s’ajoutent l’échec de la loi 13-09 qui a concrétisé, dès 2011, la libéralisation du secteur de l’électricité verte au Maroc et celle qui l’a complétée, en 2016 (en l’occurrence la loi 58-15).

Ceci se justifie par les délais effroyablement longs du processus de « permitting » (cycle allant des premières études préliminaires jusqu’à la concession définitive et au permis de construction) mais, aussi, de l’incapacité manifeste du Gouvernement à mettre en place les textes d’application nécessaires sans lesquels la rentabilisation d’une large partie des projets d’ENR n’est qu’un vœu pieux.

Bien avant l’acteur ibérique, contrôlé par le groupe italien, ENEL, le leader mondial, EDF, dont le bilan au Maroc, en matière d’ENR, est encore vierge, sept ans après avoir créé « EDF Maroc », a connu également cette difficulté.

Par ailleurs, Endesa garde un pied dans la production électrique conventionnelle, à travers sa participation à 32% dans le capital de la Centrale thermique de Tahaddart, près d’Asilah, fait observer la même source.




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