Scandale Aïd al-Adha: des moutons nourris avec… de la fiente de volaille

La lutte contre le commerce de la fiente de volaille, destinée aux bêtes à sacrifier lors de l’Aïd al-Adha, telle que menée par les services de l’Office national de Sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), enregistre des résultats édifiants. En effet, plus de 1,8 tonne de fiente de volaille vient d’être saisie.




Cette lutte, menée par l’Office ational de Sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), en collaboration avec les autorités locales, qui vient d’enregistrer la saisie d’une quantité impressionnante de fiente de volaille, a eu lieu, selon les faits rapportés par Al massae de ce vendredi 28 juin, « dans une ferme d’élevage dans un douar près de Khemissat ».

La fiente saisie a été « détruite conformément à la réglementation en vigueur », précise le même média.

Revenant sur les objectifs de l’ONSSA, la même source avance que ces opérations se tiennent dans le cadre de « vastes initiatives entreprises par l’ONSSA, pour lutter contre toutes les pratiques pouvant altérer la qualité des viandes des bêtes sacrifiées à l’occasion de l’Aïd, voire leur putréfaction ».

En clair, des commerçants véreux usent de procédés malsains, « visant à faire grossir les bovins », d’où le « contrôle strict de la part des services de l’ONSSA », fait observer le média.




Le quotidien rappelle, par ailleurs, un précédent grave. En effet, rappelle-t-il, « en 2017, un scandale lié à la putréfaction des viandes avait éclaté, causant des dégâts financiers importants aux citoyens, en plus du risque que représentait la consommation de ces viandes à l’occasion de l’Aïd ».

Ceci explique cette rigueur de la part de l’ONSSA qui, par le biais de ces services, procède à des opérations de contrôle des sources d’eau utilisées par les fermes pour leurs ovins et des vaccins administrés aux bêtes.

Ces mêmes services ont pour obligation de vérifier « les procédés par lesquels les fermes d’élevage de volaille se débarrassent de la fiente », conclut la même source qui indique que ces opérations permettent d’éliminer les risques de nuisance à la santé publique.




À lire aussi: