Maroc: 3291 personnes poursuivies pour adultère, homosexualité et avortement en 2018

Se basant sur le Rapport annuel de Politique pénale du Procureur général, l’Agence de presse espagnole, EFE, indique que 3.048 personnes ont été poursuivies pour “délit d’adultère”, au Maroc, en 2018. A cela s’ajoute 170 personnes qui ont maille à partir avec la justice, pour homosexualité et, 73 autres, pour avortement.




Pour l’Agence espagnole, EFE, ce sont là autant de pratiques « sanctionnées par la loi marocaine”, dans le cadre de « crimes contre l’ordre de la famille et de la morale publique ». Rappelant que l’adultère est puni par l’article 491 du Code pénal, HuffPost, qui cite l’EFE, fait savoir que, dans le cas d’espèce, « le conjoint en faute peut écoper de prison ferme (jusqu’à deux ans), [seulement si] le conjoint qui se considère lésé se plaint ; si ce dernier retire la plainte, l’affaire est classée ».

Dans le cadre de l’homosexualité, elle est régie par l’article 489 du Code pénal. Les poursuites peuvent entraîner de 6 mois à trois ans d’emprisonnement, pour « actes contre nature avec des individus du même sexe », fait savoir l’EFE. En outre, elle indique qu’en 2018, ce sont 147 affaires qui ont été ouvertes, mettant en cause 170 personnes, poursuivies par la justice.

Même si, concernant l’avortement, le projet de loi n’est pas encore voté, il reste une pratique punie « quelles que soient les circonstances », rappelle la même source. Le même Rapport a d’ailleurs fait mention du nombre de personnes poursuivies pour cet acte condamnable. Par ailleurs, il s’est aussi intéressé aux affaires de mariage de mineurs et souligne que 36% des demandes en mariage des mineurs ont été rejetées en 2018.




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