Les produits bio « Made in Morocco » en quête d’une reconnaissance internationale

Dans sa volonté de se faire une place sur le marché mondial, le bio, « Made in Morocco », se trouve confronté à plusieurs goulots d’étranglement dont, entre autres, le coût des intrants, la demande intérieure, les semences et le vide juridique.




Se positionner confortablement à l’international et se donner une visibilité qui contribue à promouvoir davantage le savoir-faire marocain, en matière de bio. C’est le rêve que caressent les responsables chargés de la gestion du « Made in Morocco ».

Et, pour l’atteindre, le Maroc consent beaucoup d’efforts, notamment, la mise à disposition de 9.600 hectares de terres arables dédiées au bio qui se décline en sept sous-groupes de produits, comme le rapporte Le 360.

Se fondant sur les détails fournis par l’Économiste, le site d’information énumère, entre autres produits, les fruits, les légumes, les plantes aromatiques, les céréales, les produits transformés comme les huiles, les produits d’élevage, l’argan et ses dérivés.

Il s’agit, affirme la même source, d’une centaine de produits qui sont écoulés sur le marché local et en exportation. Dans leur grande partie, ils sont frais (fruits et légumes) et détenteurs d’une faible valeur ajoutée (huiles, fruits séchés ou mélangés).




Sur les 94.000 tonnes produites, à l’échelle nationale du bio, environ 17% (16.000 tonnes) sont destinées à l’exportation, selon le média, qui cite les principaux consommateurs des produits marocains. On retient, les Français, en première position, demandant entre 3.500 et 4.000 tonnes, suivis des Allemands, entre 3.000 et 3.500 tonnes, des Suisses, consommant un peu plus de 500 tonnes, et des Hollandais.

D’autres pays tels que la Turquie, l’Espagne, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis consomment également du bio marocain.

Comme points de blocage, pour une forte « pénétration sur le marché local », l’Économiste fait observer le prix relativement élevé des produits, d’où la nécessité d’envisager la baisse des coûts de production, pour permettre des « prix plus abordables, mais aussi de meilleures marges pour les cultivateurs locaux ».

Le développement d’un marché local de semences biologiques serait également la source de salut pour le secteur, indique le journal.




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