Tanger: Un escroc espagnol et un chanteur travesti au cœur d’un scandale de pédophilie

Félix Pedro Ramos, accusé initialement d’escroquerie, a été arrêté mardi à Tanger pour « maltraitance d’enfants et traite d’êtres humains ». 




Tout commencé par une plainte déposée auprès du « Service préfectoral de la Police judiciaire de Tanger par deux individus, l’un, Marocain et, l’autre, Français, prétendant être victimes d’escroquerie de la part du mis en cause qui leur avait demandé des contributions financières à caractère social au profit d’une association, tout en leur remettant des certificats honorifiques qui se sont avérés falsifiés » explique un communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN).

Une nouvelle plainte, qui cite plusieurs autres personnes dont un chanteur espagnol, a été déposée à son encontre par un Marocain soutenu par l’association «Mat9isch weldi, ne touche pas à mon enfant» l’accusant de viol répété alors qu’il était mineur.

Les faits remontent à 2014, Félix Ramos s’était alors présenté comme «propriétaire d’une télévision à Marbella» et aurait proposé à la victime de le former dans les techniques de la vidéo et de la photographie.

Âgé alors de 15 ans, le jeune homme accompagne Felix Ramos dans une chambre d’hôtel à Tanger. «Ce jour-là, il m’a violé, j’ai tellement souffert que je ne l’oublierai jamais. Il me disait que j’aurais de l’avenir en Espagne», confie la victime dans sa déposition à laquelle le journal El Español a eu accès. Des scènes qui se sont répétées lors de visites de l’Espagnol dans la ville.




Une situation qui durera plus de trois ans et durant laquelle Felix Ramos obligera l’adolescent à avoir plusieurs rapports forcés avec plusieurs de ses amis, dont un chanteur travesti de flamenco et de copla, Rafael Ojeda, plus connu sous son nom de scène de Falete, qui l’a violé pendant 4 jours de suite.

«Il (Ramos, ndlr) m’a demandé de bien me comporter avec lui (Rafael Ojeda, ndlr) [car] il était chanteur et allait m’aider et me donner de l’argent (…) Il m’a aussi violé. Et il m’a donné 2 000 dirhams (185 euros) après avoir abusé de moi pendant plusieurs jours.» raconte le jeune homme.

Un troisième nom est cité dans ce scandale, celui de Manuela Vilches, «une galeriste qui prétend posséder de nombreuses propriétés» à Tanger. Selon la même source, Félix Ramos l’a emmené dans la maison de cette dernière pour y passer la nuit. «Plus tard, elle lui a donné la clé d’un étage supérieur pour que Felix et moi puissions être seuls, car tout le bâtiment lui appartient».

Par ailleurs, des messages échangés sur WhatsApp entre la victime et Félix Ramos, ont été présentés en guise de preuve. Quand à Falete, il aurait demandé à l’adolescent de lui envoyer des «petites vidéos» pornographiques en échange de 60 euros qu’il était censé envoyer par la poste», selon ces mêmes messages.




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