Six candidats belgo-marocains aux européennes belges de dimanche

Six candidats belges d’origine marocaine se présentent aux élections, dimanche, pour décrocher un siège au Parlement européen.




Le parti socialiste francophone (PS) présente l’universitaire et ancien sénateur belgo-marocain Hassan Bousetta à la 3ème position de la liste européenne.

Les socialistes néerlandophones du (Spa) présentent la jeune Nora Mouallali, ingénieure commerciale, à la cinquième position.

Le Centre démocrate humaniste (CDH) francophone a présenté le jeune politologue, spécialiste des relations internationales Mounir Laarissi, en 3ème position de sa liste européenne.

Le parti travailliste flamand (PVDA) a présenté, quant à lui, deux candidats d’origine marocaine. Il s’agit de Farid Darmach, un employé d’entreprise âgé de 41 ans à la sixième position et Imane Ben Madhkour, jeune activiste politique, âgée de 24 ans, à la dixième position sur la liste électorale européenne.

Enfin, le Parti libéral flamand (Open VLD) a choisi le jeune Adam Bouzi, diplômé en droit de l’université catholique de Louvain et en sciences politiques de l’Université libre de Bruxelles, comme candidat de la diversité à la 7ème position sur sa liste pour les européennes.

Plus de 8,1 millions d’électeurs belges se rendront ce dimanche aux urnes pour un triple scrutin, fédéral, régional et européen.

Ils sont invités à désigner, lors d’un vote simultané, leurs 21 députés au Parlement européen (dont huit francophones et un germanophone), ainsi que les 150 députés à la Chambre des représentants, les 75 députés wallons, les 89 députés de la Région de Bruxelles-Capitale (dont 17 néerlandophones), les 124 députés flamands (dont 6 Bruxellois) et les 25 députés de la Communauté germanophone.

Des dizaines de Belgo-marocains se présentent aux élections régionales et fédérales notamment à Bruxelles, compte tenu du poids de la communauté dans la capitale belge aussi bien sur le plan démographique, que celui de leur intégration dans le tissu socio-économique.

La tendance à présenter ces candidats dits de «la diversité» est fort présente chez les partis francophones de gauche et les verts à Bruxelles, un peu moins en Wallonie. Elle est moyenne chez les socialistes flamands et les chrétiens démocrates en Flandre dans le nord du pays, tandis qu’elle est moins visible, voire absente chez les libéraux et la droite.




Pour ces candidats, qui sont source d’enrichissement et de diversité culturelle dans la société belge, l’enjeu de la participation est important dans un contexte marqué par les replis identitaires, la montée du nationalisme et le rejet de « l’étranger », d’autant plus que les centres de décision en Belgique sont multiples et leurs structures sont complexes.

La scène politique belge se distingue par la présence de plusieurs acteurs d’origine marocaine qui occupent des positions importantes dans différentes structures institutionnelles du pays. L’on citera à titre d’exemple, Zakia El Khattabi, présidente du parti politique écologiste francophone (ECOLO), Ahmed Laaouej, président du groupe parlementaire socialiste à la Chambre des Représentants et bourgmestre (maire) de la commune bruxelloise de Koekelberg, Meryame Kitir, présidente du groupe socialiste flamand (SPA) à la Chambre des Représentants, Fouad Ahidar, vice-président du Parlement de Bruxelles-capitale, Mohamed Ridouani, bourgmestre de la ville de Louvain, Rachid Madrane, ministre de l’Aide à la Jeunesse, des Maisons de Justice, des Sports et de la Promotion de Bruxelles à la Fédération Wallonie-Bruxelles ou encore Fadela Laanan, ministre-présidente du Collège de la Commission communautaire française (COCOF). Des centaines d’autres Marocains exercent également des mandats de députés fédéraux, régionaux ou de conseillers communaux.

Beaucoup d’entre eux seront, dimanche, au cœur d’une bataille électorale aux enjeux multiples. Leurs compatriotes les attendent sur plusieurs dossiers épineux, notamment la lutte contre la discrimination à l’emploi, l’intégration des jeunes, le coût de la vie et le chômage.




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