Cyber-violence: les jeunes Marocaines sont les plus touchées

La ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social, Bassima Hakkaoui, a présenté cette semaine à Rabat, les résultats de la 2ème enquête nationale sur la prévalence de la violence à l’égard de la femme réalisée par son département. Il en ressort que 13,4% de femmes au Maroc, déclarent avoir été victimes de la violence électronique.




Cette 2ème enquête nationale sur la prévalence de la violence à l’égard de la femme réalisée par le ministère de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social a porté sur un échantillon de 13.543 femmes de 18 à 64 ans, résidant au Maroc dans le milieu urbain et rural à l’échelle des 12 régions du royaume. Au terme de cette étude menée tout au long de 2018, 13,4% de femmes déclarent avoir été victimes de la violence électronique.

L’enquête a révélé que les jeunes femmes de 18 à 24 ans sont les plus touchées : 30% du total de la population concernée par cette violence. Il faut noter que les lycéennes et étudiantes sont en haut de la liste puisqu’elles représentent plus de la moitié des victimes, soit 52,3%. Les femmes célibataires arrivent en 2ème position sur cette liste avec 34,6%. Des chiffres qui prouvent à eux-seuls que ce phénomène prend des proportions inquiétantes au Maroc.

L’enquête parle également des violences conjugales et révèle qu’elles concernent particulièrement les femmes dans le monde rural, indiquant que le nombre de victimes représente 19,6% contre 16,9% pour les femmes en milieu urbain. Quant aux types de violences, celles de portée psychologique sont en tête avec 49%, suivies des violences économiques et physiques dans respectivement 16,7 et 15,9% du total. La violence sexuelle représente, quant à elle, 14,3% et touche plus les zones urbaines (17,2%) que celles rurales (8,7%).

Selon l’enquête, les responsables de ces violences sont pour la plupart « des victimes, soit 28,3%, des connaissances faites sur Internet. Pour le reste, « le cyber agresseur est soit un voisin, un camarade de classe ou collègue de travail, un proche, un ami personnel ou de la famille, et dans d’autres cas, un ex-mari ou ex-fiancé », précise l’enquête. Cependant, fait inquiétant, l’enquête montre à bien des égards que de façon générale, les victimes ne font rien, en majorité.




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