Plus de 300 médecins annoncent leur démission collective des hôpitaux

Depuis le mois de novembre dernier, les démissions collectives des médecins du secteur public affluent au niveau des directions régionales du ministère de la Santé.




50 démissions ont été enregistrées dans l’oriental, 30 à Ouarzazate, 131 à Casablanca, et, hier 305 médecins de la région du Nord ont déposé leur démission collective.

De l’avis même du directeur de la santé dans la région Nord, ces démissions demeurent, néanmoins non effectives, soulignant que « cette décision reste non fondée juridiquement, car chaque médecin doit déposer sa démission unilatéralement », avant d’ajouter que ces derniers « continuent de travailler » en attendant la réponse du ministère.

Pour les médecins, il s’agit, plutôt d’un « engrenage infernal », puisque même à titre individuel, la requête n’a pas reçu de retour de la part du ministère. « Ils ont saisi la justice et ont obtenu gain de cause. Sauf que, là aussi, le ministère se refuse d’exécuter les décisions de justice », estime un responsable syndical, également médecin.

Parmi les priorités du dossier revendicatif des médecins figurent l’amélioration des conditions de travail et d’accueil du patient, une situation que les médecins qualifient de « catastrophique », et qui ne répond en aucune manière aux « normes scientifiques mondiales », la mise en pratique des engagements, notamment concernant l’échelon (bac+8) dans le calcul des salaires, et les deux grades hors échelle soumis à l’étude.

Les médecins ont, par ailleurs décidé de porter des blouses noires, le 29 Avril prochain, en guise de deuil, et déclarent, par le biais du secrétaire général du Syndicat que « nous avons prévenu le ministère qu’il n’avait que deux options : la première consiste à répondre à notre dossier revendicatif », et « la deuxième option est qu’il accepte nos démissions et qu’il nous délivre ».




>> À lire aussi: