Les Marocaines interdites en Jordanie ?

Une source officielle au consulat de Jordanie à Rabat a démenti les rumeurs selon lesquelles ce dernier aurait refusé le visa à certaines femmes Marocaines âgées de moins de 38 ans.




Les rumeurs qui circulent sont erronées, déclare cet officiel, et 100% des demandes de visa sont accordées.

Selon Alyaoum24.com, citant cette source, la jeune Oumaima Guercifi, qui avait déclaré auparavant au site avoir été privée de voyage, « a bel et bien reçu son visa et voyagé en Jordanie ». Et d’ajouter que « la jeune Oumaima a reçu son visa le 22 mars et voyagé le jour même ; elle a été reçue de manière courtoise ».

La source consulaire a justifié le retard enregistré au fait que « l’organisation qui lui a envoyé l’invitation est irakienne et non jordanienne ; on a donc requis une demande de visa en Jordanie émanant de l’organisation qui a envoyé l’invitation, car elle n’est pas jordanienne ».

« Oumaima a pu recevoir son visa en moins de cinq jours, une fois qu’elle a rempli les conditions requises ; la partie irakienne qui l’a invitée a pu résoudre le problème », fait savoir la même source.

En ce qui concerne Mounia Semlali, qui a annoncé s’être vu refuser le visa pour absence de compagnon, la source consulaire explique que « l’expression mahram est inexistante dans le dictionnaire du consulat jordanien », et que « le consulat lui a demandé son passeport pour lui délivrer son visa, mais cette dernière a refusé et a demandé à rencontrer l’ambassadeur ».




Si le consulat exige des données, c’est dans l’intérêt personnel des femmes qui font une demande de visa, surtout quand elles ne disposent pas d’une adresse de résidence ou d’autres informations, a insisté la même source. « S’il leur arrive un malheur, Dieu nous en préserve, nous serons dans l’obligation de donner des réponses précises aux proches qui viendront s’enquérir de leur situation ».

Les jeunes femmes, Oumaima Guercifi et Mounia Semlali ont déclaré à Alyaoum24.com avoir été humiliées au consulat de Jordanie à Rabat, pour l’absence d’un « accompagnateur », tel qu’un père, frère ou mari, estimant que la situation « était une atteinte à leur dignité en tant que femmes marocaines ».

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