Afrique du sud: Plus de carte tronquée du Sahara au siège de Sanlam

Après les propos d’Othman Benjelloun, PDG de BMCE-Bank of Africa, au sujet de son désaccord avec la cession de Saham assurances au groupe Sud Africain Sanlam, la direction de Sanlam a réagi directement et indirectement.




Il y a deux jours, Othman Benjelloun avait clairement signifié que le deal conclu par Moulay Hafid Elalamy avec des Sud-Africains était une très mauvaise idée. Othman Benjelloun avait affirmé que « Les Marocains en général n’ont pas apprécié cette cession ». Pour lui, l’Afrique du sud est le pays africain « qui est le plus associé aux actions du Polisario ». Le doyen des banquiers a dit plusieurs autres choses mais ce qu’on peut comprendre grosso modo est que vendre une grande entreprise marocaine à des entreprises dans des pays qui soutiennent le Polisario devrait selon lui être absolument évité.

Et Sanlam, deux jours après, ce jeudi, émet un communiqué où on peut lire : « Sanlam a pris connaissance d’articles faisant référence aux propos de Monsieur Othman Benjelloun concernant l’acquisition de Saham Finances par Sanlam ». En outre, le groupe Sanlam serait, selon le même communiqué, confiant relativement à « la force et la durabilité de son partenariat avec Saham Finances initié en début d’année 2016 ».

Le groupe désigne également les seules entités pouvant avoir un pouvoir de décision en cette question tout en soulignant qu’elles sont d’accord avec le deal conclu : « le conseil d’administration de Saham Finances, Sanam et le comité exécutif ainsi que le personnel de l’entreprise soutiennent pleinement le partenariat et nos efforts visant à construire un groupe panafricain dans le domaine des assurances ».

Par contre, le groupe précise indirectement qu’il met de l’eau dans son vin, à en croire Telquel, qui écrit : « Dans le même temps, des sources proches du groupe nous indiquent que la carte du continent que Sanlam arborait à son siège du Cap a été changée. Alors qu’elle amputait le Maroc de ses provinces du sud, les frontières sur cette représentation du continent ont été effacées ». Et en effet, ce n’est pas rien. Il n’en faut qu’un peu plus pour pouvoir affirmer que Sanlam reconnaît la marocanité du Sahara, contre les vents et marées possibles du gouvernement Sud-Africain.




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