La mortalité maternelle et infanto-juvénile en baisse

Le Maroc a enregistré une réduction notable au niveau des ratios de mortalité maternelle et infanto-juvénile, a assuré vendredi à Rabat, le ministre de la Santé, Anas Doukkali.




En 26 ans, le ratio de mortalité maternelle a diminué de plus de 78%, passant de 332 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes en 1992 à 72,6 décès pour 100.000 naissances vivantes en 2018, a indiqué M. Doukkali, à l’ouverture du 4-ème congrès international du Collège marocain de fertilité (CMF), organisé les 15 et 16 mars.

Dans le souci de contribuer à la réduction de la morbidité et la mortalité maternelle et néonatale et à l’amélioration du bien être de la femme, le ministère de la Santé a mis en œuvre une stratégie nationale de santé de la reproduction, dont l’objectif est de mettre en place des prestations de santé de la reproduction intégrées et continues, répondant aux besoins spécifiques de la population en général et des femmes en particulier, a-t-il souligné.

Citant les chiffres de l’enquête nationale sur la population et la santé familiale, réalisée par son département en 2018, le ministre a fait observer que la proportion des femmes âgées de 15 à 49 ans qui ont essayé de tomber enceintes sans succès est de 10,6%, notant une amélioration significative des indicateurs de couverture sanitaire, notamment le nombre des femmes ayant reçu des consultations prénatales, qui a connu une amélioration en 2018 de l’ordre de 88,4 %.

L’infertilité est un phénomène qui touche un total de 800.000 personnes, soit 15% des couples marocains, a indiqué pour sa part, le président du Collège marocain de fertilité, Abdelouahab Bachouchi, ajoutant que le développent des techniques d’assistance médicale à la procréation a atteint des possibilités impressionnantes pour offrir aux couples infertiles une prise en charge adaptée à chaque situation.

Selon M. Bachouchi, le congrès se veut une véritable plateforme ouverte aux chercheurs et aux médecins scientifiques pour discuter des thèmes qui intéressent des sujets récurrents et d’actualité, à l’image de la fécondation in vitro (FIV), la génétique, l’andrologie ou encore l’hystéroscopie qui aident le corps médical à affiner, aussi bien, l’approche diagnostic que thérapeutique dans le domaine.

Au total, 300 participants nationaux et internationaux opérant dans les domaines médical et biologique ont pris part à cet événement, qui présente la particularité de consacrer toute une session aux travaux scientifiques des jeunes médecins résidents.




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