Espagne: Libéré sous caution, le ‘Messi du haschich’ disparaît…

Libéré sous caution, Abdellah El Haj Sadek Membri a décidé de se dérober à la justice espagnole, mettant en cause la « pression policière énorme ». Il aurait laissé une lettre…




Dans une lettre déposée par son avocat, Abdellah El Haj Sadek Membri surnommé le « Messi du haschich » par la presse espagnole en référence à son goût immodéré pour le football, a annoncé qu’il allait “disparaître pendant un temps” car la pression de la police lui aurait causé une dépression.

« Je communique ma décision de disparaître pendant un certain temps, de crainte pour mon intégrité et celle de ma famille. Tout cela à cause de la pression policière énorme à laquelle je suis soumis, qui est devenue insupportable ces derniers temps et m’empêche d’avoir une vie normale ». écrit le trafiquant dans sa lettre transmise par son avocat au journal Europa sur qui l’a publiée dans son intégralité.

Abdellah El Haj Sadek Membri a été arrêté en novembre 2017 suite à une première cavale. Il est accusé de trafic de drogue, blanchiment d’argent et appartenance à une organisation criminelle. Ce dernier a été libéré après avoir versé une caution de 80.000 euros et accepté l’obligation de comparaître chaque jour devant les tribunaux d’Algésiras jusqu’à la date de son procès, en 2020.

« J’ai fait l’objet d’un véritable guet-apens. Une voiture m’a suivi jusqu’à l’hôtel où je restais avec ma famille, et j’ai été harcelé physiquement, craignant pour mon intégrité au point que la sécurité de l’hôtel a dû intervenir » poursuit-il dans sa lettre. Il déclare également que la police « incite » ses proches pour qu’ils l’accusent « faussement de commettre des actes illicites » dont il serait « totalement innocent ».

« Chaque fois que je quitte ma maison, j’ai peur de subir une détention injuste et arbitraire, car je sais que des actions de la police sont formulées contre moi sans aucun fondement, dans le seul but d’accrocher des médailles pour avoir arrêté le ‘Messi d’Algésiras’, à des fins de propagande uniquement (…) Je suis un homme normal, je n’ai jamais fait de mal à personne, du moins ni intentionnellement ni directement, et je me suis excusé pour mes erreurs. Maintenant, j’ai juste besoin de tranquillité et de soigner ma dépression ». déclare l’homme considéré comme le chef de file de la plus grande organisation de trafic de haschich opérant en Espagne par le détroit de Gibraltar.

Ses avocats affirment qu’il ne fait plus rien d’illicite ni de près ni de loin et qu’il n’a plus aucun contact avec les mafias. A savoir qu’il a tenu ses engagements en se présentant quotidiennement devant les tribunaux d’Algesiras jusqu’à l’envoi ce 13 mars de cette lettre.




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