Tiznit : des attaques et affrontements sanglants effraient les habitants

Des affrontements sanglants ont eu lieu ces derniers jours entre les habitants de la commune d’Arbaâ Sahel (province de Tiznit) et des bergers nomades venus des régions saharienne. Selon des sources locales, les heurts se sont traduits par des agressions physiques et des enlèvements…




Les violents affrontements sur fond d’exploitation d’espace de pâturage dans la région de Souss-Massa fait encore une fois des victimes. Une véritable guerre fait rage entre d’un côté, les ayants-droit qui multiplient les manifestations pacifiques et des nomades provenant du Sahara en quête de terres pastorales.

Depuis une semaine, les élèves du primaire, du collège et du lycée d’Arbaâ Sahel ne peuvent plus se rendre à leurs établissements scolaires à cause des attaques potentielles de bergers nomades. Les enseignants se sont plaints de l’insécurité régnante.

Les provinces de Chtouka-Aït Baha, Taroudant et Tiznit ont récemment été le théâtre d’affrontements, parfois sanglants, entre les habitants de la région et les bergers nomades. Ces derniers ayant introduit leurs cheptels dans des exploitations agricoles appartenant à la population. Des destructions de points d’eau, de plantations, d’amandiers et d’arganiers sont ainsi rapportées.

« Ces dernières attaques dans la commune d’Arbaâ Sahel sont scandaleuses et condamnables, en particulier car elles interviennent après la tenue de manifestations et de réunions avec des responsables gouvernementaux et avec les autorités locales », explique à Hespress l’acteur associatif Adil Adaskou.




« Nous avons été surpris le lendemain par l’agression d’un habitant qui avait demandé à quatre nomades de quitter ses terres qu’ils ont saccagée », poursuit Adil Adaskou.

Dans la commune d’Arbaâ Sahel cette fois-ci, des événements tragiques sont signalés. Enlèvements, agressions et démonstration de force par des groupes de bergers nomades ont poussé la population à refuser d’envoyer leurs enfants à l’école et à fermer leurs commerces. Des graffitis pro-Polisario avaient été tagués dans un collège d’Arbâa Sahel de la province de Tiznit et on soupçonnait alors des bergers nomades.

« Tous ces événements confirment que ces bergers agissent sans respect de la loi ni les coutumes », estime l’acteur associatif, accusant ces agresseurs de « mener leurs actions avec préméditation, ce qui nécessite une mobilisation accrue de la population et davantage de responsabilité de la part des autorités concernées ».





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