Des hackers font perdre des millions de dirhams à des chefs d’entreprise

La cybercriminalité prend de plus en plus d’ampleur au Maroc. Des chefs d’entreprise en ont pâti, perdant des dizaines de millions de dirhams après que leurs comptes bancaires ont été piratés.




Selon le quotidien Assabah, des pirates informatiques chevronnés se seraient fait passer pour des partenaires étrangers afin de prendre connaissance de la situation comptable des entreprises visées, créances, factures… Ils ont ainsi pu accéder à leurs comptes bancaires et leur soutirer d’importantes sommes d’argent.

Un autre modus operandi consistaient à envoyer des messages avec le logo et le slogan de la banque de leurs victimes, leur permettant de récupérer leurs données personnelles et de leur extorquer plusieurs millions de Dhs. Selon les plaintes déposées, les montants extorqués par ces cybercriminels, avoisineraient les 150 millions de Dhs qui portent sur plusieurs virements qu’elles n’ont pas ordonnés.

Par ailleurs, le fait que ces attaques soient menées depuis l’étranger rend la tâche difficile aux enquêteurs de la DGSN, car obtenir des informations de la part des partenaires étrangers des entreprises victimes est difficile. Ce serait également des opérations d’une haute complexité, selon la même source.




Pour rappel, Moulay Hafid Elalamy avait adressé une lettre où il l’avertit de la récurrence de certaines pratiques cybercriminelles ciblant des sociétés nationales.

Dans cette lettre datée du 19 février, Moulay Hafid Elalamy expliquait que le mode opératoire de ces escroqueries dites «aux faux ordres de virements» ou «au président» consistait à «pirater dans une première étape, les détails de la situation des créances et factures en instance de paiement de la société ciblée, par rapport à ses partenaires étrangers avec lesquels elle est en relation d’affaires».

Ensuite, les hackers usurpent l’identité de leurs fournisseurs ou de leurs banques et envoient un e-mail à la société visée lui proposant un paiement anticipé de ses créances contre une ristourne attractive, à condition de virer le montant sur un nouveau compte bancaire à l’étranger, et non sur celui où la société a l’habitude de rémunérer les prestations de son vrai partenaire.




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