Le gouvernement espagnol se penche sur l’affaire de Emin et Pisly tués par la Marine Royale

Le gouvernement espagnol a chargé l’ambassade d’Espagne à Rabat de se pencher sur l’affaire de Emin et Pisly, deux jeunes espagnols tués par la Marine marocaine lors d’une course-poursuite en 2013. 




Le ministère espagnol des Affaires étrangères a chargé l’ambassade d’Espagne à Rabat de poursuivre ses efforts dans le dossier d’Emin et Pisly, les deux jeunes espagnols décédés suites à des coups de feu de la Marine Royale marocaine le 27 octobre 2013, rapporte ce mercredi l’agence de presse espagnole EFE.

Lors d’un rassemblement devant le Palais de l’Assemblée de Melilla, le 13 février, les familles des victimes, ont lu devant les médias la réponse du gouvernement concernant le compte rendu des événements, la récupération des biens du défunt ainsi que l’examen du bateau.

Le sénateur, Bildu Jon Iñarritu a affirme qu’il a récemment donné des instructions à l’Ambassade d’Espagne à Rabat, l’objectif étant de répondre aux sollicitations des familles le média local indique lavanguardia.

Le gouvernement espagnol affirme avoir pris connaissance d’un « premier rapport factuel a été élaboré en décembre 2013 et un deuxième rapport en juillet 2014 ».

Par ailleurs, l’autopsie pratiqué par les experts médicaux-légaux espagnols avait révélé que les deux jeunes avaient reçu des coups de feu au niveau de la tête, précise la même source.

Selon les autorités marocaines, l’incident est survenu lors d’une course-poursuite. « Les deux jeunes, Abdeslam Ahmed, Pisly (20 ans), et Amin Mohamed, Emin, (24 ans) ont refusé d’obtempérer aux ordres d’une patrouille voulant inspecter leur embarcation. Cinq tirs de sommation ont retenti avant que la marine ne tire deux autres coups qui leurs ont été fatals » précise le quotidien yabiladi.

Selon les familles des victimes, leurs enfants étaient venus passer le week-end à Saïdia, emportant avec eux tous les papiers et le matériel nécessaires pour leur embarcation : GPS, cartes, feu de Bengale, lumières entre autres. Ils pêchaient au large de Punta Negri (Maroc) le 27 octobre 2013 quand ils ont été abattus après la poursuite. Cinq ans après la mort de leurs enfants, ces derniers ont déclaré « souffrir dans la plus grande douleur depuis 64 mois et qu’il n’y a aucun moyen d’en sortir », a déclaré Driss, le père d’Emin à Lavanguardia.




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