Algérie: Bouteflika à Genève pour des examens médicaux

Affaibli par les séquelles d’un accident vasculaire cérébral en 2013, le président algérien Abdelaziz Bouteflika, candidat à la présidentielle du 18 avril, s’est rendu dimanche à Genève pour y « effectuer ses contrôles médicaux périodiques », selon un communiqué de la présidence.





Le séjour d’Abdelaziz Bouteflika sera « court », indique sans autre détail la présidence dans un bref communiqué publié par l’agence de presse officielle APS.

Le président Bouteflika, se rend régulièrement à l’étranger pour des « contrôles médicaux périodiques », depuis un AVC dont il a été victime en 2013 et qui l’a cloué dans un fauteuil roulant. Son dernier séjour médical en Suisse remonte à fin août dernier. Il y avait passé cinq jours. Aucun détail n’avait été communiqué sur le type d’examens subis ni sur l’hôpital dans lequel il s’était rendu.

Hospitalisé 80 jours à Paris en 2013 après l’AVC qui l’avait frappé, le chef de l’État algérien a effectué depuis plusieurs « contrôles médicaux périodiques » à Paris, Grenoble (sud-est de la France) ou Genève. Sa mobilité et son élocution ont été affectés. Depuis, ses apparitions publiques sont rares et il ne s’exprime plus en public, suscitant de constantes spéculations sur son état de santé en Algérie.

Abdelaziz Bouteflika est apparu jeudi à la télévision, à l’occasion de la prestation de serment du nouveau président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaïz, en présence des principaux dignitaires de l’État.

Il a annoncé le 10 février dans une lettre-programme à la Nation qu’il briguerait un 5e mandat lors de la prochaine présidentielle, mettant fin à des mois d’interrogations sur ses intentions.

Dans son message, il a devancé les critiques sur son état de santé, qui selon certains de ses opposants le rend inapte à gouverner. « Bien sûr, je n’ai plus les mêmes forces physiques qu’avant (…) mais la volonté inébranlable de servir la Patrie ne m’a jamais quittée et elle me permet de transcender les contraintes liées aux ennuis de santé », avait-il écrit.

En ce premier jour de semaine, la mobilisation a été bien plus faible que lors des manifestations massives de vendredi et ce week-end, qui ont surpris par leur ampleur et ont marqué les esprits. Des dizaines de milliers de personnes, répondant à des appels lancés par des anonymes sur les réseaux sociaux, étaient alors descendues dans la rue, notamment dans la capitale, où les manifestations sont pourtant strictement interdites et où la police, débordée par le nombre, n’avait pu les en empêcher.




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