Sebta et Melilla veulent expulser tous les migrants mineurs non-accompagnés vers le Maroc

Le gouvernement de Sebta, présidé par Juan Vivas (PP) lancent une nouvelle campagne contre les mineurs non-accompagnés, particulièrement les Marocains.




Une proposition va être soumise dans les jours à venir, visant à durcir la loi sur la Protection de l’Enfance en incluant une quatrième disposition supplémentaire intitulée « Mineurs étrangers non accompagnés ». Spécificités dans les présides de Sebta et Melilla qui permettent l’expulsion de tous les migrants mineurs pour des raisons économiques vers le Maroc, même s’ils ne sont pas originaires du royaume, et qui oblige les services compétents, si elles ne peuvent pas les renvoyer, à les transférer dans la péninsule dans un délai maximum de trois mois.

La proposition, dont tout le contenu a été consulté par Europa Press, prévoit de donner « priorité » au « retour » des « mineurs étrangers non accompagnés qui sont des migrants entrés irrégulièrement » à Sebta et Melilla « directement ou, le cas échéant, à travers le pays de transit, dans le souci de protéger au mieux les intérêts de ces mineurs et dans le but de leur intégration et leur développement dans le noyau familial d’origine dans leur environnement socioculturel « .

Cette initiative stipule que « jusqu’au retour de ces enfants dans leur pays d’origine, soit dans le but de réunir les familles ou de les transmettre aux services de protection de l’enfance ». L’Administration d’Etat prendra en charge « le soutien matériel et les soins nécessaires pour satisfaire leurs besoins essentiels, tels que la nourriture, un logement adapté à leur âge, des installations sanitaires et des soins médicaux « .

« Au cas où dans les trois mois qui suivent le retour des enfants dans leur pays d’origine ou, le cas échéant, dans leur pays de transit, n’a pas eu lieu », ajoute-t-il, « ils seront nécessairement transférés dans des centres d’accueil d’autres parties du territoire national « .

En ce qui concerne le retour au Maroc, le texte de la proposition précise que « le retour dans les familles d’origine ou, le cas échéant, dans les services de protection de l’enfance, avec les garanties requises, doit comporter non seulement celle des mineurs nationaux du pays voisin, mais également de ceux d’autres pays ayant accès aux deux villes par le Maroc en tant que pays de transit « .

pour rappel, le 13 février dernier ce sujet était au cœur des discussions de Rosa Björk, membre du Conseil de l’Europe avec les responsables à Melilla qui ont demandé une implication de l’Union européenne dans la gestion de ce dossier.




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