Bruxelles: Le stand de Zineb el Rhazoui saccagé à la foire du livre

Le stand de la journaliste franco-marocaine Zineb el Rhazoui, ex-membre de la rédaction de « Charlie Hebdo », présente à la foire du livre de Bruxelles, a été saccagé par un homme, mercredi 13 février. Sa maison d’édition, Ring, accuse un collectif antifasciste et antiraciste, qui dément.




Selon les médias francophone, le jeune homme en sac à dos aurait déjoué la sécurité avant de déchirer plusieurs ouvrages et a laissé une note où était écrit « Sales fachos ».

Les éditions Ring, qui publient le livre de Zineb el Rhazoui, ont découvert le stand « ravagé » ce jeudi matin, cet acte de vandalisme aurait eu lieu vers 23h45, mercredi.

Dans un message posté sur Facebook, la maison d’édition met en cause « le collectif antifasciste et antiraciste Lignes de crêtes, et qualifie de sataniste la dessinatrice Tanxxx ». Elle annonce le dépôt de « plusieurs plaintes pénales lundi matin ».

Par ailleurs, le collectif Lignes de crêtes avait appelé au boycott des éditions Ring à la foire du livre de Bruxelles. « Ring publie de la littérature noire et de genre, mais ses best-sellers sont des livres qui développent des argumentaires ultra-réactionnaires, écrits par des auteurs coqueluches de la fachosphère », écrivait-il dans un article publié sur son site, le 13 février dernier.

Le collectif dément les « accusations paranoïaques » de Ring après le saccage du stand, et considère la journaliste comme « la femme victime des meurtriers et des terroristes ».

Quand à Zineb el Rhazoui, elle se dit loin de la politique, « Les questions que je défends transcendent les appartenances politiques ». Rappelons que le titre de son livre est « Détruire le fascisme « islamique » ». Sur le choix de son éditeur, elle a déclaré « je réponds au contenu de mes livres (…) et je suis bien heureuse de trouver un éditeur qui accepte de me publier ».

Zineb el Rhazoui fait l’objet d’une protection policière depuis l’attentat de « Charlie Hebdo », le 7 janvier 2015. Elle fait régulièrement l’objet de menaces de mort.




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