Polémique sur la fuite de cerveaux : Said Amzazi s’explique sur ses propos

Le ministre de l’Education nationale, Said Amzazi, a tenu a s’expliquer sur ses propos concernant le phénomène de « fuite des cerveaux » qui ont suscité critiques et moqueries, sur les réseaux sociaux.




Devant la Chambre des conseillers, le ministre avait préalablement déclaré que le phénomène de la fuite des cerveaux est un signe de « qualité de l’enseignement marocain » minimisant le phénomène qui coûte des milliards et profite à d’autres pays. 

La fuite des cerveaux au Maroc continue à susciter des inquiétudes dans un contexte où le capital humain joue un rôle déterminant dans le développement économique. Plus de 600 ingénieurs quittent le Maroc annuellement en se dirigeant vers les Etats-Unis, le Canada, l’Europe. 

Revenant sur ses propos, le ministre a cherché à expliquer la teneur de ces propos en indiquant, dans un communiqué relayé dans la presse nationale, qu’il n’avait pas cherché à encourager les talents nationaux à émigrer, mais que la demande des pays européens, américains et asiatiques, en termes de compétences nationales, s’expliquait par la qualité des structures mises à la disposition de talents marocains.

En outre, le ministre a estimé que l’émigration des talents marocains est une responsabilité commune, de plusieurs secteurs, ce qui nécessite une mobilisation nationale pour améliorer le tissu économique et assurer la réussite du nouveau modèle de développement.

En janvier, Said Amzazi avait révélé, devant la chambre des représentants, que l’exode des talents est un phénomène « mondial » lié à des « conditions de travail adéquates permettant l’épanouissement et la créativité ».

L’expatriation des professionnels marocains est attribuée à de nombreux facteurs dont les salaires plus attractifs à l’étranger, l’évolution de carrière, la qualité de vie, de l’environnement de travail… Il faut dire que de nombreux étudiants marocains préfèrent aussi poursuivre leurs études à l’étranger en vue d’obtenir des diplômes reconnus n’importe où dans le monde. 




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