(Vidéos) Ghaleb Bencheikh porte atteinte à la mémoire de feu Hassan II

Dans une de ses envolées dont il a le secret, le nouveau président de la Fondation de l’islam de France, Ghaleb Bencheikh entame son mandat en s’attaquant à un symbole fort du royaume, le défunt roi Hassan II.





Le président de la Fondation de l’islam de France (FIF) Ghaleb Bencheikh dit regretter les propos tenus le 31 janvier dernier et portant sur l’intervention de feu le roi Hassan II dans l’affaire dite du foulard de Creil.

Invoquant une « ellipse involontaire » et regrettant cette « méprise », auprès du site Atlasinfo, Bencheikh a indiqué que la position « du roi Hassan II était exemplaire » dans le dénouement de cette affaire.

« Sincèrement, dans un premier temps je n’ai pas compris en quoi mes propos étaient choquants, puis après avoir écouté la vidéo désormais postée, j’ai réalisé que j’ai omis de préciser comme je le fais dans certaines de mes conférences à propos de ce sujet, que c’est le père des fillettes qui a prétendu que c’est le commandeur des croyants qui lui enjoignait de suivre scrupuleusement ce qu’il y a dans le Coran », a précisé le président de la FIF ajoutant que « l’histoire retient que Feu le roi Hassan II a bien joué un rôle crucial dans le dénouement de cette affaire ».





Pour sa part, Khalil Merroun, le recteur de  la Grande Mosquée de Courcouronnes a déclaré qu’«Il est assez surprenant que l’affaire du foulard à Creil (en 1989), très médiatisée à l’époque et les archives en sont témoins, prête le flanc à des allégations pareilles» ajoutant que «le président de la FIF, eu égard à la fonction qui est désormais la sienne, porte atteinte à la mémoire d’un défunt de manière mensongère, chose interdite par l’Islam…».

De son côté,  l’Union des mosquées de France a souligné «La bourde du nouveau président de la FIF est-elle volontaire ou involontaire ? Dans un cas comme dans l’autre il s’agit d’une provocation très grave susceptible de raviver les vieux démons de la rivalité Maroc-Algérie, que les bonnes volontés de part et d’autre ont toujours cherché à éviter. Monsieur Bencheikh endosse personnellement la responsabilité des conséquences éventuelles de ses propos», dénonçant «les propos mensongers, diffamatoires et manipulateurs du nouveau président de la Fondation de l’Islam en France».

Par ailleurs, la Grande mosquée Mohammed VI de Saint-Etienne a exprimé dans un communiqué «son indignation». «Cette énorme contre vérité (…) est démentie par les faits historiques facilement vérifiables», a-t-elle ajouté. «Le président de la FIF, eu égard à la fonction qui est désormais la sienne, porte atteinte à la mémoire d’un défunt de manière mensongère, chose interdite par l’islam»

Cette affaire du foulard remonte au mois d’octobre 1989. D’origine marocaine, trois jeunes filles Leila, Fatima et Samira refusent d’ôter le foulard à l’entrée de leur collège Gabriel-Havez à Creil. Devant la médiatisation de cette affaire, le roi Hassan II a fait intervenir l’ambassadeur du Maroc en France pour mettre fin à « la crise du foulard à Creil ».




Interview du roi Hassan II et l’intervention sur le voile (à partir de la 5ème minute)





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