Prison Ain Sebaâ: Mise au point sur la santé de Nasser Zefzafi suite aux déclarations de Ahmed Zefzafi

L’administration de la prison locale Ain Sebaâ 1 a démenti les informations relayées par des sites électroniques et les réseaux sociaux selon lesquelles Nasser Zefzafi aurait été victime d' »une attaque cérébrale ayant entraîné une paralysie partielle ».



 
Le détenu avait subi il y a presque un an une série d’examens médicaux, à savoir une Imagerie par résonance magnétique (IRM) et une électroencéphalographie, qui ont montré qu’il souffrait d’une « anomalie congénitale minime » conformément au diagnostic du médecin traitant, a indiqué l’administration de la prison citée dans un communiqué de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR).

Selon la même source, « il a été conclu que les allégations selon lesquelles le médecin et l’administration de l’établissement pénitentiaire auraient dissimulé les résultats des examens sont mensongères et visent en fait à tromper l’opinion publique en faisant croire que le prisonnier aurait été victime de négligence ». Contrairement aux informations publiées à ce sujet, les résultats des examens n’ont aucun lien avec les conditions de détention de Nasser Zefzafi, a-t-elle ajouté.

L’établissement carcéral a en outre indiqué qu’il a été procédé samedi dernier à des examens supplémentaires pour le détenu en question, lesquels ont confirmé les résultats précédents, sachant que le médecin traitant a demandé un examen approfondi sur l’anomalie congénitale précitée. Ainsi, le prochain examen médical du détenu a été programmé dans deux mois, alors qu’une ordonnance médicale lui a été prescrite.

« En cas de paralysie partielle due à une attaque cérébrale comme cela a été rapporté par certains médias, le détenu serait dans l’incapacité d’ôter ses vêtements ou de casser un bureau à la main comme le montrent les caméras de surveillance », a-t-il conclu.



 
Le père de ce dernier avait publié un post sur Facebook, où il explique que son fils « a ressenti une douleur au niveau de la jambe avant qu’elle ne se transforme en paralysie ».

Son fils aurait supplié l’un des gardes d’appeler le directeur de la prison afin de lui ramener un docteur mais le garde lui aurait apporté une bouteille d’alcool ce qui a suscité la colère de Zafzafi et de ses compagnons, qui ont exigé le transfert de Nasser à l’hôpital. Le médecin de la prison l’aurait ausculté avant d’ordonner son transfert aux urgences de l’hôpital d’Ibn Rochd, ajoute le père de Zefzafi.

Le père s’est demandé pourquoi la famille du détenu n’a pas été tenu informée de l’évolution de la situation de son fils assurant que ces séquelles sont selon lui le résultat de « son agression » le jour de son arrestation. «Sa tête a été frappée contre le mur de la maison plus de six fois et il a été frappé par des menottes sur la tête», affirme Ahmed Zefzafi.




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