Suite à ses propos sur le voile et la barbe, Benkirane attise la colère de cheikhs salafistes

L’ex-chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, attise la colère de cheikhs salafistes après sa dernière sortie médiatique dans l’affaire de la parlementaire PJDiste Amina Maelainine sans foulard à Paris.




Lors de sa rencontre avec des membres de la jeunesse du PJD, l’ancien secrétaire général du parti a déclaré: «Nos détracteurs passent leurs journées à vérifier si celle-ci a enlevé son voile ou l’a remis, mais entre nous, nous avons donné à ce sujet plus qu’il ne mérite. Au sein du mouvement islamiste, on a trop insisté sur la barbe et le voile plus qu’il ne faut. ».

Ces propos qui ne font pas l’unanimité au sein du partie, ont déclenché la colère de Cheikhs salafistes qui ont exprimé formellement leur désaccord.

Dans une publication sur son mur Facebook, Cheikh Hassan Kettani, membre de l’alliance des oulémas du Maghreb arabe a estimé que ces propos sont « dangereux et constitue une menace à la charia », cela « encourage les libertés individuelles ». Le prédicateur a déclaré que Benkirane n’a pas « le droit d’expliquer le coran à sa guise et contredire les explications des oulémas ».

Quant à Omar Haddouchi, l’érudit a déclaré que « Benkirane a échoué en politique et dans la da’awa ». « T’aurai dû fermer ta bouche au lieu de clamer et défendre des points de vue qui constituent des manquements graves à la charia », ajoutant que « c’est la politique qui doit être régit par la charia non le contraire (…) A chaque fois, il sort avec une déclaration maladroite et incontrôlée prétextant que c’est de la modernité et un développement alors qu’il n’en est rien », s’insurge-t-il. Qualifiant au passage Benkirane de « Rached Ghanouchi du Maroc ».




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