Le Sud de la Méditerranée appelé à contribuer davantage au dialogue avec l’OTAN

Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita a appelé, mardi à Rabat, les pays du Sud de la Méditerranée à contribuer davantage au dialogue avec l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN).




S’exprimant lors d’un séminaire sur les « 25 ans de coopération entre le Maroc et l’OTAN dans le cadre du dialogue méditerranéen: Bilan et perspectives d’avenir », M. Bourita a invité les pays du Sud de la Méditerranée, qui jouent un rôle important dans le maintien de la sécurité, à participer à la définition des paramètres du dialogue méditerranéen, faisant observer que les défis sont multiples et que la menace persiste encore.

A cet égard, il a souligné la nécessité d’impliquer les pays du Sud dans la réflexion sur les grandes questions sécuritaires et de tenir en compte leur perception du défi sécuritaire, au service du progrès et de la dynamisation de cette région.

Après avoir souligné « l’absence d’un référentiel commun qui pourrait servir d’arbitre et de repère » dans ce sens, le ministre a plaidé pour une meilleure structuration du dialogue en faveur du développement de l’espace euro-méditerranéen, notant que le Maroc a enrichi son propre programme et élargi la coopération à de nouveaux domaines. Ce programme a permis notamment de renforcer le volet de la formation, dont le nombre de sessions a atteint 60 en 2017, contre 50 en 2016, a-t-il ajouté.

Le Maroc est un acteur responsable en matière de sécurité régional et de la stabilité en Afrique subsaharienne et en Méditerranée, a affirmé M. Bourita, mettant en avant le rôle du Royaume en tant qu’interlocuteur crédible sur les questions migratoires, de lutte contre le terrorisme, de diplomatie préventive et de maintien et de consolidation de la paix.

Par ailleurs, il a relevé que la relation entre le Maroc et l’Otan est fondée sur la confiance, le dialogue politique et la coopération concrète, estimant que la menace, dont l’évolution nécessite l’implication de tous les acteurs, doit être placée au coeur de cette coopération.

Le ministre a fait observer que la menace est asymétrique dans la mesure où elle est liée à de nouveaux phénomènes tels que le terrorisme, la migration clandestine, la traite d’êtres humains, le changement climatique, le stress hydrique et l’écart de développement entre les deux rives de la méditerranée.

Pour sa part, le Secrétaire général adjoint de l’Otan, chargé des affaires politiques et de la politique de sécurité, Alejandro Alvargonzalez, s’est félicité du niveau de la coopération « étroite » et « pertinente » entre le Maroc et l’Otan dans un contexte marqué par divers enjeux et défis sécuritaires.




Le Maroc est un partenaire actif de l’Otan en termes de diplomatie publique, a-t-il affirmé, saluant les efforts déployés par le Royaume pour promouvoir une coopération constante au service de la sécurité des citoyens du monde.

Il a également fait part de sa volonté de renforcer le dialogue méditerranéen dans le cadre d’une coopération à même de relever les défis de la sécurité et d’atteindre les objectifs de paix, de sécurité et de stabilité.

Ce séminaire, qui célèbre le 25ème anniversaire du lancement du dialogue méditerranéen entre le Maroc et l’Otan, a été marqué par la participation d’éminentes personnalités issues des corps diplomatiques, politiques et militaires, ainsi que de chercheurs et de représentants de la société civile.

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