Casablanca : M’dina bus poursuit en justice la Ville

M’dina bus recourt à la justice pour mettre fin au conflit qui perdure avec la Ville sur le dossier de la gestion des bus.




Le groupement d’entreprises privées, chargé de la gestion du transport en autobus dans la ville de Casablanca, estime que la Ville n’a pas respecté ses engagements. Tandis que les élus arguent que c’est M’dina bus qui n’a pas respecté les investissements. Chacun campe sur sa position et accuse l’autre partie de ne pas avoir respecté ses engagements.

Aujourd’hui, c’est la justice qui va trancher. M’dina bus soutenue par son actionnaire Transinvest ont intenté une action devant le tribunal administratif de Casablanca contre Casa transport, l’Etablissement de coopération intercommunale (ECI), le maire de Casablanca, et le wali de la région Casablanca-Settat.

Ils demandent l’arrêt d’exécution de l’appel d’offres lancé par Casa transport pour la présélection des opérateurs dans le cadre de l’attribution du/des contrat(s) d’exploitation du réseau de bus.

Cette procédure est actuellement toujours en cours. Tant que l’affaire n’est pas jugée ou réglée à l’amiable, la Ville et Casa transport resteront bloqués dans toute démarche de chercher un nouvel exploitant pour novembre prochain.

Un bus qui prend feu en plein boulevard est une scène peu commune au Maroc. Pourtant, les flammes ont bel et bien consumé un bus appartenant à M’dina bus à Casablanca le 15 janvier dernier. Le lendemain, un second bus dans la même ville a également pris feu.

Pour les casablancais, ces incidents dénotent l’état pitoyable des moyens de transport de la capitale économique. Du côté de M’dina bus, c’est silence radio depuis un moment.

Les bus sont dans un état lamentable, il suffit de se balader dans les boulevards de Casablanca pour s’en apercevoir. La moyenne d’age d’un bus est de 7 ans alors que les bus actuellement en circulation dans la ville de Casablanca datent de plus de 17 ans.

Malgré une qualité qui laisse à désirer, le bus reste largement le transport le plus utilisé par les Casablancais qui sont obligés de l’emprunter.

Pour les Marocains l’état des bus est dû à un désinvestissement total de la part des élus. Une situation qui ne touche pas uniquement Casablanca, mais la ville de Rabat et Fès ne sont pas mieux loties.




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