Nanterre : Deux étudiants marocains entament une grève de la faim

Deux étudiants de la faculté de Nanterre ont entamé lundi une grève de la faim. Ils ont planté une tente au rez-de-chaussée du bâtiment Grappin.




Originaire du Sahara, Mostapha (23 ans) est arrivé en France en mai dernier avec un statut de réfugié politique. L’étudiant en 2e année de sociologie, demande l’accès à des cours de français académique. Des cours qui ne sont pas gratuits.

« L’université lui réclame 650 € pour un semestre mais il n’a pas de ressources (…) D’autant que sa demande auprès de l’aide sociale de la fac a été refusée. C’est littéralement son droit d’étudier qui est remis en cause… » explique l’Union des étudiants maghrébins de France (UEMF).

«Tant qu’on ne sera pas entendu, on ne bougera pas d’ici…» protestent les deux étudiants.

Un sentiment partagé par Wissal, qui reproche à l’université de ne lui avoir proposé qu’un mode d’enseignement à distance. « A la différence du présentiel, l’enseignement ne me permet pas d’obtenir mon titre de séjour, regrette la jeune femme. Alors oui, j’estime que c’est une remise en cause de mon statut d’étudiante. »

Déterminés à obtenir gain de cause, les deux étudiants soutenus par l’union des étudiants maghrébins de France (UEMF), ont installé une toile de tente au rez-de-chaussée du bâtiment Grappin. « On n’a rien à perdre, prévient Wissal. Tant qu’on ne sera pas entendu, on ne bougera pas d’ici… ».

De son côté, l’administration affirme avoir « pris en compte », les « cas particuliers » des deux étudiants et tout mettre en œuvre pour trouver des solutions.




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