Vers le retrait des barbelés de Sebta et Melilia ?

Le ministre de l’Intérieur espagnol, Fernando Grande-Marlaska a annoncé le retrait des barbelés qui servent de frontières avec le Maroc et qui empêchent le passage des migrants dans les présides de Sebta et Melilia.




Lors d’une conférence de presse, Fernando Grande-Marlaska a assuré « le retrait progressif des clôtures en barbelé » de Sebta et Melilia qui causent aux migrants des blessures pouvant être mortelles rapporte El Confidencial.

Le gouvernement Espagnol se prépare à remplacer les clôtures tout au long de cette année par des « frontières intelligentes » utilisant des moyens technologiques (caméra, détecteur de mouvement…) et ainsi de renforcer la sécurité par « des moyens moins sanglants ».

Le Conseil des ministres a approuvé un plan doté d’un budget de 32.719.236 euros, susceptible d’être cofinancé à hauteur de 75% par des fonds européens. 

Un plan parallèle à hauteur de 850 millions d’euros est prévu pour renforcer et améliorer les infrastructures de sécurité de l’État (commissariats de  Police, casernes de la Garde civile, prisons et centres d’hébergement pour migrants) au cours des sept prochaines années.

Ce programme vise à renforcer « la prévention de l’immigration clandestine, à améliorer l’efficacité et la sécurité des membres des forces de sécurité de l’Etat et à garantir le plein respect des droits de l’homme », conclut le quotidien.

Au moins un migrant est mort en escaladant ce mur

Deux impressionnantes clôtures d’acier et de barbelés – doublées d’un « mur » invisible de surveillance technologique – barrent l’accès aux présides de Sebta et Melilia, mais ne dissuadent pas les migrants d’essayer de les franchir coûte que coûte.




En les escaladant, de nombreux migrants ont été gravement blessés ou morts par ces barbelés. Au moins un migrant, un Sénégalais de 30 ans, est mort après avoir eu une artère sectionnée en tentant de franchir une des clôtures en 2009, selon le rapport d’autopsie cité à l’époque par la presse.

Il y a un an, à l’initiative de l’opposition socialiste, une commission de la chambre des députés avait -vainement- demandé au gouvernement conservateur de Mariano Rajoy de les retirer.

Selon M. Grande-Marlaska, « il n’est pas raisonnable ni acceptable de voir des personnes franchir les clôtures ». « Nous pouvons agir avant, aider à l’origine », dans les pays de départ des migrants, a-t-il dit. « Nous sommes en train de parler de solidarité, de respect de la dignité de la personne, tout en contrôlant les flux migratoires, l’un n’empêche pas l’autre », a-t-il ajouté.

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