Chichaoua : un homme ruse pour avoir une seconde femme

La polygamie n’est pas interdite au Maroc, mais elle est assortie, depuis l’entré en vigueur en 2004 du code de la famille, de conditions si draconiennes qu’elle devient, en théorie, quasiment impossible. 




Officiellement, selon les statistiques du ministère de la justice, elle serait en baisse constante. Mais la réalité sur le terrain dit autre chose, certains hommes continuent de ruser pour avoir une deuxième femme.

Si quelques-uns changent de ville pour produire un certificat de célibat, d’autres payent des pots de vin, ou enfantent avec leur partenaire pour obliger le juge à mener une action en reconnaissance du mariage.

Dans un douar de la commune de Sidi Al Mokhtar, dans la région de Marrakech-Safi, une femme âgée de 30 ans, a découvert que son mari vient d’épouser une seconde femme.

Alerté, les gendarmes de la région ont mené une enquête. Il s’est que le mari, âgé de trente-huit ans, a convolé en justes noces avec une seconde femme, âgée de 24 ans sans le consentement de sa première femme.

Au tribunal de la famille, les enquêteurs n’ont trouvé aucune trace de document prouvant que le mari avait entrepris la procédure de la polygamie. Ce dernier a tout simplement remis un certificat de célibat au tribunal de la famille sans se casser la tête avec la procédure de polygamie qui nécessite l’autorisation de la première épouse.

L’enquête a révélé qu’un commerçant, septuagénaire, a joué le rôle d’intermédiaire entre le mari et un fonctionnaire exerçant dans une commune rurale relevant de la province d’Essaouira. Ce dernier, contre un pot-de-vin de 4.000 dirhams, lui a procuré le fameux papier. Il a pris la fuite alors que le mari et le commerçant ont été arrêtés et traduits, samedi dernier, devant la justice poursuivis pour faux et usage de faux.




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