Le patrimoine islamique en Europe, un atout contre les extrémismes

Le patrimoine culturel et artistique islamique que comptent l’Espagne et d’autres pays de l’Europe constitue « un atout contre les extrémismes », a souligné, mardi à Madrid, la directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO), Audrey Azoulay.




« L’identité ne peut être simplifiée et ce passé ne peut être oublié », a-t-elle ajouté lors d’une conférence organisée par le Forum Nueva Economía sur « Les enjeux du patrimoine », ajoutant que le patrimoine est « un grand facteur de cohésion sociale ».

Par la même occasion, Mme Azoulay a rappelé les grands axes de l’action de l’UNESCO, mettant l’accent sur les nombreux et différents « défis » relevés par cette organisation onusienne depuis sa création en 1945.

Elle a affirmé, dans ce sens, que l’éducation est un « outil fondamental » pour relever des défis comme la lutte contre le racisme.

La directrice générale de l’UNESCO a effectué, les 14 et 15 janvier, une visite en Espagne afin de saluer l’engagement renouvelé de ce pays auprès de l’UNESCO et envers ses missions.

Elle s’est rendue lundi à Cordoue (Sud) où elle a visité, en présence de Jose Guirao Cabrera, ministre espagnol de la culture, l’ensemble monumental de la Medina Azahara, ville califale du Xème siècle, inscrite sur la liste du patrimoine mondial en 2018.

Mme Azoulay a aussi eu des entretiens, jeudi, avec Josep Borrell, ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la coopération, avant de rencontrer Pedro Sánchez, président du gouvernement espagnol et être reçue en audience par le roi Felipe VI d’Espagne.

L’Espagne se distingue notamment par la richesse et la variété de son patrimoine avec 47 sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.




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