(Vidéo) Rabat : Trois nourrissons morts suite à une erreur médicale

À la maternité des Orangers, relevant du CHU Ibn Sina de Rabat trois nouveaux-nés sont mort suite à une erreur médicale. « Ils se sont trompés de produit pharmaceutique”.



   
Les faits remontent à hier, lundi dans la matinée, lorsque “l’infirmière a injecté à six nourrissons un curare, produit anesthésiant, au lieu d’un vaccin ». Cette dernière “n’a fait qu’administrer un produit que lui a donné la pharmacienne de l’hôpital”, elle « ne savait même pas ce qu’il y avait dans la seringue » confie l’un des parents.

 



   
Les effets de cette erreur n’ont pas tardé à paraître: « un nourrisson est mort d’un arrêt respiratoire provoqué par l’anesthésiant, tandis que deux autres ont été transférés d’urgence à l’hôpital d’enfants (CHU Ibn Sina) pour y être admis en réanimation suite à une détresse respiratoire » rapporte le HuffPost Maroc.

Selon Ali Lotfi, le président du Réseau marocain pour la défense du droit à la santé, les nourrissons n’auraient pas survécu. « Nous venons d’apprendre malheureusement que les deux autres nouveaux-nés en réanimation à l’hôpital d’enfants sont décédés. Nous sommes face à trois décès de nourrissons, et c’est honteux qu’ils n’aient pas pu être pris en charge immédiatement sur place à la maternité des Orangers parce que celle-ci ne dispose pas d’une réanimation”.

Pour lui, si les trois autres nourrissons ayant reçu le produit « se portent mieux”, les décès et complications auraient pu être évités pour les trois petites victimes. « Dès qu’il y a complication, c’est vers la maternité du Souissi (qui relève également du CHU Ibn Sina) que le transfert a lieu et là on est obligé de recourir à une ambulance équipée pour transporter le nouveau-né. C’est à se demander à quoi sert la maternité des Orangers”, s’interroge-t-il.

Ali Lotfi pointe du doigt une “mauvaise gestion des services hospitaliers” et se dit convaincu que “si la maternité des Orangers avait pris place dans l’un des 5 étages vides de la maternité Souissi, des vies auraient pu être sauvées”.

Dans un communiqué publié aujourd’hui, le Réseau marocain pour la défense du droit à la santé soutient une toute autre thèse selon laquelle « les nourrissons auraient reçu un nouveau vaccin inoculé pour la première fois, ce qui aurait suscité des effets négatifs”.

En attendant, l’affaire est aux mains de la justice qui a ouvert une enquête.



   
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