L’année 2019 sera-t-elle celle des procès de plusieurs responsables et élus ?




  
Plusieurs élus et hauts fonctionnaires des différents partis accusés de corruption seront déférés devant la justice dès le début de l’année prochaine. 

« L’année 2019 sera celle des procès de plusieurs responsables et élus dont la majorité sont des présidents de commune. Ils sont impliqués dans des affaires de corruption durant les mandats des gouvernements Abbas El Fassi et Benkirane. Cependant, leurs délits ne seront pas prescrits au cours de l’année prochaine » révèle un haut responsable du ministère de la Justice, qui a préféré garder l’anonymat, au quotidien Assabah.

Les dossiers des personnes qui seront jugées seraient prêts. La liste comprendrait les noms de présidents de commune mais aussi des responsables du premier opérateur d’aménagement et de l’habitat, le groupe Al Omrane ainsi que des responsable des départements de l’énergie, des mines, de l’aménagement, du transport, de l’artisanat, de l’enseignement, de la santé et des chambres de commerce de Casablanca et de Beni Mellal.



  
Le quotidien Le360 rapporte, dans son édition du vendredi 14 décembre, que la plupart des mis en cause sont des présidents de communes des parties du PAM, du RNI, du PI et de l’UC et que la majorité des concernés appartiennent au parti majoritaire, le PJD.

« Ils sont de grands élus dont les dossiers seront traités par les tribunaux des crimes financiers. Les délits qui leur sont reprochés sont très graves, si l’on croit la teneur des rapports «noirs» et des procès verbaux réalisés par l’inspection générale de l’administration territoriale et celle du ministère de l’Economie et des finances » poursuit la même source.

Les noms de cette liste noire seront tous déférés devant la justice courant 2019. Cependant, la justice n’a pas attendu la fin de l’année pour arrêter un de ces élus, un président de commune de l’USFP dans la région du Draa-Tafilalet.

Outre les élus, la justice poursuit des directeurs d’établissements publics, des hauts fonctionnaires dans certains ministères, des entrepreneurs et des responsables de bureaux d’études. Ces procès coïncident avec la nomination d’un nouveau directeur de l’Organe national de prévention et de lutte contre la corruption, M. Mohamed Bachir Rachdi.

En l’absence d’un effet dissuasif pénal, certains responsables ont, pendant longtemps, dilapidé l’argent public sans se soucier des rapports annuels de la cour des comptes qui les mettent en cause conclut la même source.

Il semblerait, selon des sources autorisées, que l’ère de l’impunité sera révolue dès le début de l’année prochaine. Les dossiers brûlants classés en raison de calculs politiques ou d’interventions de personnalités influentes seront traités dans une salle de tribunal.



  
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