Le styliste marrakchi Amine Bendriouich : Le « chouchou » des stars

Usher, Alicia Keys, David Byrne, Bilal et Keziah Jones, tous ont succombé au style très singulier du designer marocain Amine Bendriouich. Il est aussi présenté comme le « chouchou » Castelbajac, Madonna, Keziah Jones ou encore Will Smith dans la presse internationale. 



  
Âgé de 34 ans, le styliste marrakchi ne cesse de multiplier les projets et les collections capsules.





Dans une interview accordée à Nouvel Obs, le créateur revient sur son parcours d’enfant terrible de la mode marocaine. De la création de son label AB-CB (pour «Amine Bendriouich Couture & Bullshit») en 2012, à l’ouverture de son showroom Berberliner, à Berlin, puis de son nouvel espace à Marrakech, Welcome to the Kingdom, une boutique au style sobre et épuré qui présente la nouvelle collection avant-gardiste du prodige marocain, inspirée de la culture berbère.

«J’ai habillé Keziah Jones, Le Peuple de l’Herbe, Massilia Sound System, Izia, Will Smith, Alicia Keys, JR, et même Madonna, qui a fêté son soixantième anniversaire à Marrakech ! Je suis régulièrement sollicité par mes clients pour des événements comme Burning Man, le gala de l’AMFAR (l’American Foundation for AIDS Research, ndlr) ou celui du Prince Albert de Monaco», confie-t-il.

Des pièces uniques qui fusionnent à merveille l’esthétique urbaine et le patrimoine culturel marocain, le tout agrémenté de la petite touche personnelle d’Amine Bendriouich, qui fait toute l’originalité et la tendance de sa collection.







  










Amine Bendriouich possède son atelier à Marrakech, sa ville d’origine. Il est diplômé de l’Ecole supérieure des arts et techniques de la mode (ESMOD-Tunis). De nombreuses distinctions viennent parfaire son curriculum, dontenMyMed de  la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode à Marseille, décerné en 2017. Il fait partie aujourd’hui des 100 créatifs les plus influents du moment, selon le magazine Vogue.

Ses collections d’AB-CB se réclament d’une démarche militante : le créateur s’attache en effet à déconstruire, à travers le prisme de l’humour, les stéréotypes orientalistes. «Mon parcours prouve qu’on peut réussir et vivre de ce qui nous passionne, même en ayant grandi dans un pays appartenant à ce que l’Occident qualifie avec mépris de  »tiers-monde »», assure-t-il.



  
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