Affaire Omar Raddad: une pétition en ligne pour rendre justice

Alors que l’affaire Omar Raddad est relancée par la Cour d’appel d’Aix-en-Provence, une élue d’origine franco-marocaine à la mairie d’Évry mobilise la société civile autour de la poursuite de la procédure. Le but étant de sensibiliser Français et Marocains sur la question de l’innocence de l’ex-jardinier accusé d’avoir tué Ghislaine Marchal en 1991.




Plus de 26 ans après, l’affaire Omar Raddad est de nouveau sous le feu des projecteurs. Condamné à 18 ans de réclusion, Omar Raddad, a bénéficié d’une libération conditionnelle le 4 septembre 1998 après une grâce présidentielle partielle de Jacques Chirac.

Omar Raddad continue de clamer son innocence dans le meurtre de Ghislaine Marchal, riche veuve d’un équipementier automobile, le 23 juin 1991 à Mougins (Alpes-Maritimes), dont il était le jardinier.

« J’ai été gracié mais je n’ai pas été innocenté. Je veux être réhabilité », a-t-il confié à la presse, lors d’une interview.

« Je suis libre physiquement mais, dans ma tête, je suis toujours en prison », explique cet homme né au Maroc, auquel « la médecine du travail a interdit de travailler ». « Si j’étais coupable je ne prendrais pas le risque d’un second procès. Si j’étais coupable, je n’aurais pas fait deux grèves de la faim, de 45 jours et de deux mois et demi. Au bout d’un moment, on sent la mort se propager dans tout son corps », ajoute-t-il.

« J’ai pris des risques pour ma vie. Pas pour mourir, on aurait pu l’interpréter comme un aveu. Si je meurs qui parlera pour moi », demande-t-il, évoquant « des éléments nouveaux »: deux empreintes ADN retrouvées dans l’inscription « Omar m’a tuer » écrite avec le sang de Mme Marchal, sur les lieux du crime.

En mars dernier le parquet de Nice a considéré que les investigations sur le meurtre de Ghislaine Marchal étaient closes. La défense d’Omar Raddad a par la suite déposé un recours dans lequel elle a demandé la poursuite de l’enquête et une contre-expertise pour obtenir de nouveaux examens sur les traces ADN d’un autre suspect retrouvées en 2015.

Dans le même temps, Najwa El Haité, juriste et adjointe au maire en charge de la culture à Évry, soutenue par l’association Dynamic Maroc, a décidé de lancer une pétition le 22 novembre afin d’empêcher la clôture des investigations dans l’affaire Omar Raddad et demander une révision du procès de l’ex-jardinier marocain condamné à dix-huit ans de prison pour le meurtre de Ghislaine Marchal.

Pour signer la pétition cliquez Ici.




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