#Africités: L’Afrique doit développer ses villes intermédiaires

Le développement des villes intermédiaires revêt une importance particulière, en tant que pierre angulaire de la mise en œuvre de tous les programmes et projets visant à réhabiliter les zones à proximité des grandes villes.




Cet intérêt a été manifeste lors du 8-ème sommet Africités (20-24 Novembre). L’ensemble des intervenants (élus, responsables et experts dans la chose locale) ont souligné l’impératif de promouvoir les infrastructures des villes intermédiaires et ses potentialités économiques pour qu’elles deviennent des zones de développement durable.

En raison de leur taille, les i-villes peuvent garantir des meilleures conditions de vie à moindre coût que les zones métropolitaines. Vu leur qualité, ces villes attirent de plus en plus de citoyens, elles abritent plus 20 pc de la population mondiale et un tiers de la population urbaine totale.

Au regard de leur rôle essentiel pour « faire en sorte que les villes et les établissements humains soient inclusifs, sûrs, résilients et durables » (Objectif 11 des Objectifs de développement durable – ODD) et pour construire des systèmes urbains plus équilibrés, ces villes doivent être impliquées dans le Nouvel Agenda Urbain.

Le débat sur ces villes s’est lancé de nouveau vu les défis majeurs auxquels elles sont confrontées outre les problèmes à caractère économique, social et territorial qu’elles accusent.

Intervenant dans un panel sur « Les villes intermédiaires en Afrique » organisé dans le cadre des Africités, M. Mohamed Sefiani, président du Conseil de la commune urbaine de Chefchaouen, également Président du Forum mondial des villes intermédiaires, a appelé à renforcer le rôle de ces villes notamment dans les domaines du développement durable et des défis liés aux changements climatiques, assurant que le Maroc déploie des efforts considérables pour soutenir ce genre de villes.

Il a, de même, rappelé que les villes intermédiaires accueillent un nombre important de populations dans le monde, précisant qu’un débat international a été lancé pour diagnostiquer et écouter les attentes et les aspirations de ces villes en vue de mettre en place des stratégies internationales adaptées susceptibles de répondre aux besoins des populations.

De son côté, Mme Firdaous Oussidhoum, de l’organisation Cités et gouvernements locaux élus-CGLU, a lancé un appel pour débattre des moyens à même de réduire les différences entre les villes et déterminer l’architecture et la dimension de ces villes de l’avenir pour répondre aux besoins des populations dans divers domaines.

Selon elle, les volets économiques, culturels, solidaires et sociaux doivent toujours être présents lors de la conception de ces villes.

François Yatta, expert dans le domaine territorial, a, pour sa part, appelé à réfléchir sur les questions fondamentales intéressant les villes intermédiaires, notamment en ce qui a trait à la croissance démographique et à la hausse spectaculaire du niveau d’urbanisation.




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