En l’absence de réaction officielle de l’Algérie, le Polisario attaque le discours royal

Dans son discours prononcé mardi à l’occasion du 43e anniversaire de la Marche verte, SM le Roi Mohammed VI est un appel clair à l’Algérie pour mettre un terme aux divergences et ouvrir une nouvelle page. Le souverain a également proposé « la création d’un mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation afin de dépasser les différends conjoncturels ».




Dans un communiqué publié mercredi, le front séparatiste a affirmé « condamner fermement le discours du Roi du Maroc, ainsi que l’intransigeance et l’escalade contenue dans le discours ». Ce dernier demande à la communauté internationale  » d’assumer ses responsabilités et de mettre fin au mépris de la Charte et des résolutions des Nations Unies et de l’Union Africaine ».

Pour éviter de faire référence à la proposition du roi Mohammed VI, le communiqué rappelle que « les références à la résolution du conflit du Sahara occidental sont définies dans la Charte et les résolutions des Nations unies et celle l’Union africaine ». Ce communiqué reprend également le discours algérien en précisant que « les parties au conflit du Sahara sont le Maroc et le Front Polisario (…) Le langage de la négligence dans le discours du Roi du Maroc et la tentative de court-circuiter l’autre partie du conflit traduisent clairement la volonté d’entraver les efforts du Secrétaire général des Nations unies et de son envoyé personnel, à la veille de la réunion de Genève, prévue début décembre ».

Le Polisario reproche au Maroc de « violer l’acte constitutif de l’Union africaine et ses principes, de saper son unité et son harmonie et de s’immiscer dans ses travaux et ses programmes ».

Sous couvert d’anonymat, un diplomate algérien a confié mercredi au média londonien Al Araby que son pays « ne pourra pas refuser l’invitation du monarque marocain, mais il faut d’abord une phase de renforcement de la confiance, puis la mise en place d’une base claire et contraignante pour se mettre d’accord ». Ajoutant que « l’Algérie est toujours aux mêmes exigences vis-à-vis du Maroc : Mettre fin à la propagande et aux campagnes médiatiques et diplomatiques entre les deux pays, mettre fin au flux de drogue vers l’Algérie, un bon voisinage et le règlement global par le dialogue et mettre de côté la question du Sahara de façon à ce que son règlement soit entrepris par les Nations unies ».




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