(Vidéo) Effondrement à Derb Lamaâizi: Témoignage de la famille des victimes

Deux maisons menaçant ruine, dont l’une n’était pas occupée, se sont effondrées mardi matin au quartier Tazarine de la Médina de Casablanca, apprend-on auprès des autorités locales de la préfecture d’arrondissements de Casablanca-Anfa.




Deux femmes ont trouvé la mort et une autre a été blessée dans cet effondrement. La maison où logeaient les victimes, composée de quatre niveaux, s’est effondrée en premier vers 7H15 avant d’entraîner l’autre habitation mitoyenne inoccupée.

Les deux immeubles font l’objet depuis 2012 d’une interdiction d’habiter sur la base d’une expertise réalisée par le laboratoire public d’essais et d’études, a indiqué le ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la Ville.

En outre, les habitants ont été alertés dans l’immédiat d’évacuer l’immeuble pour préserver leur sécurité, d’après un communiqué du ministère, qui note que deux fils de la même famille avaient bénéficié de deux appartements de la Société nationale d’aménagement communal (SONADAC).

Dans une déclaration à H24, Bakhyi Rachid, fils de l’une des deux victimes, a indiqué que sa mère, deux sœurs et une nièce, Ghaiti Amal retirée vivante des décombres, n’ont pu quitter les lieux pour cause de «différend familial» et ce, en dépit des mises en gardes des autorités locales et de la SONADAC en charge des opérations de relogement des familles.

«Ma sœur ainée Bakhyi Fatima, qui habite dans un autre quartier de Casablanca, a bloqué le processus du dossier de déménagement», a expliqué Bakhyi Rachid, qui, lui-même, avait déménagé.

Rappelant que sa famille a déjà bénéficié du programme de relogement des résidents des maisons menaçant ruine dans la médina. Ce dernier reconnaît néanmoins que sa sœur, décédée lors du drame, ne souhaitait pas déménager dans le nouvel appartement mis à disposition, désirant une plus grande superficie.




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