L’Espagne expulse deux imams marocains pour « radicalisation »

L’Espagne vient d’expulser deux imams marocains accusés menace à la sécurité nationale. Il s’agit de l’imam d’El Ejido (Almeria), Abdelouahab E., et celui de Salt (Gérone), Mohamed Attaouil.




Cette mesure exceptionnelle s’applique aux concernés car «l’Etat les considère comme une menace pour la sécurité nationale» suite à une enquête menée par la police espagnole en collaboration avec les services de renseignements (CNI).

Abdelouahab. E. a été expulsé pour ses messages jugés radicaux et contraires à la législation espagnole. L’homme vivait également en situation irrégulière en Espagne.

Quant à Mohamed Attaouil, l’un des imams les plus influents de la Catalogne et vice-président de l’Association des communautés islamiques de Catalogne et qualifié de « fervent salafiste », il est accusé des mêmes faits, mais aussi d’avoir voulu créer « une police religieuse » chargée de surveiller le respect du Coran.

De plus, l’imam serait aussi accusé de «liens avec la RIHS (Revival Islamic Heritage Society)», une ONG basée au Koweït et qui, «depuis 2002, a été incluse dans la liste des individus, groupes et entités associés à Al Qaïda et à Daesh». On lui reproche également ses relations avec certains détenus condamnés pour terrorisme.

Dans un communiqué, la Direction générale de la police espagnole a affirmé que « la conduite personnelle d’Attaouil est une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour la sécurité nationale ».

Par ailleurs, Mohamed Attaouil n’a pas pu contester cette décision devant la justice, celle-ci ayant été prise directement par le ministère de l’Intérieur qui a invoqué « une expulsion administrative » et non judiciaire.

L’avocat d’Attaouil a contesté cette décision, il dénonce « une tentative d’expulser une personne sans l’intervention de l’institution judiciaire (…) Pourquoi mon client n’a pas été mis en détention préventive s’il est si dangereux ? Et pourquoi il n’est pas présenté immédiatement devant la Cour Suprême ?».




>> À lire aussi: