La France expulse 6 « faux mineurs marocains » sur 42 identifiés

C’est l’un des sujets sensibles de la coopération franco-marocaine. Celui des mineurs présumés marocains non accompagnés (MNA) qui errent clandestinement dans les rues de Paris depuis près de 2 ans.




Regroupés en majorité dans les rues du 18e arrondissement de la capitale française, notamment dans les quartiers de la Goutte d’Or, La Chapelle et Barbès, ces « mineurs » marocains sont pour la plupart des délinquants qui s’adonne à des vols avec violences et des cambriolages sous l’emprise de la drogue.

Depuis l’été dernier, trois agents consulaires marocains aide quotidiennement services de la préfecture de police de la Capitale à identifier les jeunes délinquants originaires du royaume  et d’établir leurs liens familiaux en vue de les expulser.

Cette coopération franco-marocaine a permis l’examen de 219 dossiers. Selon une note des services de la préfecture de police de Paris envoyé à le Point, “42 Marocains qui se faisaient passer pour mineurs étaient majeurs”.

Les services de la préfecture de police de Paris se sont vu signifier une obligation de quitter le territoire français à huit d’entre eux. « Six de ces faux mineurs ont été reconduits dans leur pays d’origine. Un septième se trouverait toujours dans un CRA, tandis que le huitième est parvenu à «  fuguer  » fin septembre. Il fait l’objet d’intenses recherches », indique l’hebdomadaire.

Selon les chiffres dévoilés par le Point, depuis janvier 2018, « 1 552 mineurs marocains ont été interpellés, principalement pour des faits de vols avec violence et des cambriolages. Un chiffre en hausse de 41 % par rapport à la même période de l’année dernière. Sur l’ensemble de l’année 2017, ce sont 813 mineurs, originaires du Maroc, qui avaient été arrêtés dans le même secteur à Paris. Depuis le 1er janvier, 1 450 ont été placés en garde à vue. Gardes à vue qui ont abouti à 806 présentations devant le parquet des mineurs de Paris. Sur ces 806 mineurs conduits devant la justice, 21 ont finalement été placés en détention provisoire ».




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